Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

TERRORISME Menaces sur la campagne présidentielle : les démocrates crient à la manipulation

L’Administration Bush, en brandissant sans l’étayer par des informations précises le risque d’un attentat terroriste perpétré par el-Qaëda pour perturber la présidentielle, s’est attirée les critiques des démocrates qui y voient une manœuvre politique. Comme bon nombre de commentateurs, les démocrates ont rapidement relevé que les « sources » avancées par l’Administration ne délivraient pas d’informations détaillées et que celles-ci n’étaient pas particulièrement récentes. Un haut responsable du renseignement américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a en effet parlé jeudi « de renseignements très crédibles obtenus par nos services au cours des deux ans et demi passés », tout en se refusant à préciser si des données plus récentes avaient été obtenues et traitées. Les démocrates sont donc immédiatement montés au créneau, notamment par la voix de Rand Beers, le conseiller pour la sécurité nationale du candidat démocrate à la Maison-Blanche, John Kerry. « L’Administration Bush doit être claire avec le peuple américain et nos gouvernements locaux et fédéraux sur comment et où nous sommes vulnérables et comment l’Administration Bush envisage de faire de l’Amérique un pays plus sûr », a affirmé M. Beers. Plus concrètement, il a accusé les membres de l’équipe du président Bush d’avoir été « incapables de mettre en place les dispositifs les plus élémentaires pour protéger » les États-Unis. Des parlementaires du camp démocrate n’ont pas, eux non plus, mâché leurs critiques à l’égard des responsables américains de la sécurité du territoire. « En constatant le fait que l’Administration a choisi de ne pas relever le niveau de l’alerte terroriste et n’a pas fourni d’informations pour étayer la gravité de ses informations, on ne peut s’empêcher de penser que leur objectif était de détourner l’attention loin du nouveau ticket Kerry-Edwards », a déclaré le représentant de la Floride Robert Wexler, cité par le Los Angeles Times. Pour Sarah Leonard, de l’association America Coming Together, proche du Parti démocrate et dont les propos sont rapportés par la presse américaine, les risques d’attentats brandis par l’Administration Bush « font simplement partie de la campagne Bush-Cheney basée sur la peur ». Délibérément présidentiel, M. Kerry lui-même a préféré resté au-dessus de la mêlée, estimant que la sécurité autour de la convention démocrate serait largement à la hauteur. Tom Ridge a, pour sa part, rejeté en bloc les accusations de manipulations. Trois « justiciers » américains arrêtés en Afghanistan Le département d’État a indiqué hier que trois Américains ont été arrêtés en Afghanistan sous l’accusation d’avoir mis sur pied une mini-milice qui livrait sa guerre privée en Afghanistan, sous couvert de lutte antiterroriste. Le département d’État a assuré que ces trois hommes ne travaillaient pas pour les États-Unis. Jeudi, le ministre afghan de l’Intérieur avait annoncé que « trois étrangers qui avaient formé un groupe et proclamaient que leur but était d’agir contre ceux qui commettent des actes terroristes ont été arrêtés ». Les trois personnes ont été interpellées lundi soir à Kaboul. Le Congrès US furieux face aux carences persistantes de la sécurité aérienne Des parlementaires américains se sont déclarés inquiets, hier, de l’incapacité des autorités fédérales de se coordonner pour répondre à une menace aérienne après un incident, en juin dans le ciel de Washington, qui avait conduit à une évacuation du Congrès. Le représentant républicain John Mica, président de la sous-commission du Transport de la Chambre a indiqué que depuis le 11 septembre 2001, environ 1 200 avions non identifiés ont fait des incursions dans l’espace aérien interdit de Washington. Qardaoui à ses détracteurs : Pourquoi ne cherchez-vous pas la vérité sur moi ? L’influent religieux qatari d’origine égyptienne, Youssef al-Qardaoui, dont la visite en Grande-Bretagne depuis lundi suscite de nombreux remous, a répondu avec véhémence à ses détracteurs hier dans un sermon délivré dans la principale mosquée de Londres. M. al-Qardaoui, qui a justifié les attentats-suicide commis en Israël par des extrémistes palestiniens dans une interview à la BBC, s’est demandé si ceux qui s’en prenaient à lui avaient lu ses livres et connaissaient bien ses prises de position. « S’ils recherchent vraiment la vérité, et je pense qu’ils sont de bonne foi, pourquoi ne cherchent-ils pas la vérité à mon propos, au lieu de m’attaquer ? » Le chef de Scotland Yard, John Stevens, a indiqué par ailleurs que la police britannique surveillait M. al-Qardaoui après une plainte déposée par une organisation juive britannique. Il a également indiqué que la police avait remis un dossier au procureur de la reine concernant M. al-Qardaoui.
L’Administration Bush, en brandissant sans l’étayer par des informations précises le risque d’un attentat terroriste perpétré par el-Qaëda pour perturber la présidentielle, s’est attirée les critiques des démocrates qui y voient une manœuvre politique.
Comme bon nombre de commentateurs, les démocrates ont rapidement relevé que les « sources » avancées par l’Administration ne délivraient pas d’informations détaillées et que celles-ci n’étaient pas particulièrement récentes. Un haut responsable du renseignement américain, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a en effet parlé jeudi « de renseignements très crédibles obtenus par nos services au cours des deux ans et demi passés », tout en se refusant à préciser si des données plus récentes avaient été obtenues et traitées.
Les...