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Soudan L’Union africaine envoie 300 soldats au Darfour

L’Union africaine (UA) va envoyer très rapidement une force de protection composée de 300 soldats au Darfour, région de l’ouest du Soudan ravagée par une guerre civile, pour protéger ses observateurs et les civils, et a appelé le gouvernement de Khartoum à « l’arrêt des bombardements ». Au terme d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de trois jours à Addis-Abeba, l’organisation panafricaine, qui regroupe 53 États du continent, a ainsi mis en pratique hier sa volonté de prendre à bras-le-corps les crises et conflits qui déchirent l’Afrique. Le président de la Commission de l’UA, le Malien Alpha Oumar Konaré, a ainsi espéré que les soldats de la force de protection puissent arriver sur place « avant la fin du mois » car « le temps presse ». Outre la protection des observateurs de l’UA, moins de 30 pour l’instant et plus de 120 à terme, cette force africaine « ne peut pas être passive devant des violations des droits de l’homme, devant des exactions », a ajouté le chef de l’Exécutif de l’UA. « Je pense que nul ne cherchera à compliquer le travail de cette mission sur le terrain », a-t-il souligné. Selon l’Onu, le Darfour connaît la plus grave crise humanitaire au monde. Les combats depuis février 2003 entre milices progouvernementales et mouvements rebelles ont fait quelque 10 000 morts, un million de déplacés et quelque 120 000 réfugiés au Tchad voisin. Après la récente visite au Darfour du secrétaire général de l’Onu Kofi Annan et du secrétaire d’État américain Colin Powell, la pression internationale sur le régime de Khartoum n’a fait que s’accentuer pour qu’il désarme les milices, sans grand effet pour l’instant.
L’Union africaine (UA) va envoyer très rapidement une force de protection composée de 300 soldats au Darfour, région de l’ouest du Soudan ravagée par une guerre civile, pour protéger ses observateurs et les civils, et a appelé le gouvernement de Khartoum à « l’arrêt des bombardements ».
Au terme d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de trois jours à Addis-Abeba, l’organisation panafricaine, qui regroupe 53 États du continent, a ainsi mis en pratique hier sa volonté de prendre à bras-le-corps les crises et conflits qui déchirent l’Afrique. Le président de la Commission de l’UA, le Malien Alpha Oumar Konaré, a ainsi espéré que les soldats de la force de protection puissent arriver sur place « avant la fin du mois » car « le temps presse ». Outre la protection des observateurs de l’UA,...