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À suivre cette semaine Les marchés japonais

Par l’équipe des marchés de FFA Depuis 1989, le Japon semblait être entré en léthargie, avec une croissance économique quasiment nulle que rien ne semblait pouvoir réactiver. À force de plans de relance économique fondés essentiellement sur l’augmentation des dépenses de l’État, le pays semblait suivre un cercle vicieux dette/déficit budgétaire sans aucun impact sur la croissance. Par ailleurs, ce n’est qu’en 2001 que la Banque centrale japonaise a adopté la politique du taux d’intérêt zéro, seule capable de juguler la dérive déflationniste. Enfin, les rigidités du système qui se traduisaient notamment par le maintien en survie artificielle de nombreuses banques et entreprises – faussant ainsi le jeu de la libre concurrence et du crédit – n’ont commencé que vers la fin de la décennie 1990. Cette politique est à mettre en parallèle avec la réactivité des autorités américaines en période de récession : baisse massive et immédiate des taux d’intérêt, absence de soutien artificiel aux mauvais élèves, comme dans le cas d’Enron et de Worldom, et relance par le déficit budgétaire à travers les baisses d’impôts au lieu des dépenses directes de l’État. Mais, bien que tardive, la politique enfin mise en place a fini par porter ses fruits : avec 6,1 % de croissance annuelle au premier trimestre 2004, le Japon entre définitivement dans un nouveau cycle expansionniste et les démons de la déflation commencent à s’estomper. Tout comme la Fed aux États-Unis, la Banque centrale japonaise ne semble pas s’inquiéter outre mesure des risques inflationnistes en maintenant les taux d’intérêt à 0 %, bien que le marché obligataire semble, lui, anticiper une remontée future des taux. À noter tout de même que le rendement des bons du Trésor à dix ans n’est que de 1,80 %. La dernière enquête publiée par la Banque du Japon – le Tankan – la semaine dernière a confirmé la reprise, en particulier dans le secteur manufacturier. Compte tenu de la valorisation des grandes entreprises japonaises cotées qui demeure – selon les analystes – très conservatrice, le marché japonais pourrait connaître quelques belles années de hausse. Rappelons tout de même que l’indice Nikkei, qui avait culminé à 40 000 points en 1989, ne vaut toujours qu’un peu moins de 12 000 points aujourd’hui. * Cette analyse est donnée à titre indicatif. Elle ne saurait engager la responsabilité de L’Orient-Le Jour.
Par l’équipe des marchés de FFA

Depuis 1989, le Japon semblait être entré en léthargie, avec une croissance économique quasiment nulle que rien ne semblait pouvoir réactiver. À force de plans de relance économique fondés essentiellement sur l’augmentation des dépenses de l’État, le pays semblait suivre un cercle vicieux dette/déficit budgétaire sans aucun impact sur la croissance. Par ailleurs, ce n’est qu’en 2001 que la Banque centrale japonaise a adopté la politique du taux d’intérêt zéro, seule capable de juguler la dérive déflationniste. Enfin, les rigidités du système qui se traduisaient notamment par le maintien en survie artificielle de nombreuses banques et entreprises – faussant ainsi le jeu de la libre concurrence et du crédit – n’ont commencé que vers la fin de la décennie 1990....