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Actualités - Chronologie

MÉDIAS Georges de Caunes, pionnier de la télévision, n’est plus

Le journaliste et animateur de radio et de télévision Georges de Caunes est décédé lundi d’une rupture d’anévrisme à l’hôpital de la Rochelle à l’âge de 85 ans, a-t-on appris hier auprès de la mairie de la Rochelle, ville où il résidait. Journaliste, écrivain, explorateur, comédien, Georges de Caunes (notre téléphoto) était un pionnier de la télévision française, un journaliste touche-à-tout et peu conformiste. Présentateur du journal télévisé à partir de 1963, il avait été exclu en 1966 des «actualités télévisées», en raison de ses activités publicitaires, jugées alors non compatibles avec sa carte de presse. Ce journaliste populaire, à la silhouette dégingandée, célèbre aussi pour avoir imposé sa chienne Eder sur les plateaux télévisés, était revenu en 1969 sur le petit écran et avait dirigé le service des sports de TF1 de 1975 à 1979. Ce gaulliste qui se définissait comme «contestataire, révolté et rebelle» s’était fait aimer du public par son panache, son goût de l’aventure et son irrespect envers les puissants. Né le 26 avril 1919 à Toulouse (Haute-Garonne), fils d’un avocat, Georges de Caunes obtient une licence de droit. Davantage attiré par le reportage que par le barreau, il entre, au lendemain de la guerre, à la radiodiffusion française, puis, en 1949, à la télévision. Il mènera dès lors une carrière atypique, restant rarement en poste plus de trois ans. Reporter à Paris-Match, il participe aux expéditions polaires de Paul-Émile Victor, un magnéto de 40 kg sur l’épaule, en 1948, 1949 et 1951. Après l’Amazonie en 1952, il découvre la Polynésie, où il tourne en 1956 avec Bernard Borderie Tahiti ou la joie de vivre. En septembre 1962, laissant en France sa seconde épouse, la speakerine Jacqueline Joubert – la première avait été l’écrivain Benoîte Groult dont il a eu deux filles – il part pour l’îlot d’Eiao, dans le Pacifique. Là, seul avec la fidèle Eder, il cherche à «découvrir les mécanismes de la solitude» et tente de revivre durant un an l’aventure de Robinson Crusoë. Mais, malade, il doit interrompre l’expérience au bout de quatre mois. Présentateur du journal télévisé pendant trois ans, il quitte l’ORTF avec fracas et la presse le surnomme alors «l’éternel partant». Il devient ensuite animateur à Radio-Luxembourg (1967-69), puis à Radio Monte-Carlo (1974-78). Parallèlement, il est chef du service des sports de TF1 de 1975 à 1979, où il commente les matches de rugby du Tournoi des Cinq nations en compagnie de l’abbé Pistre. Divorcé de Jacqueline Joubert – dont il a un fils, Antoine de Caunes, devenu lui-aussi une célébrité du petit écran –, Georges de Caunes se remarie en 1967 avec un jeune mannequin, Anne-Marie, dont il a deux enfants. En 1979, pour «se remettre en question», il interprète au théâtre Comédie pour un meurtre, vingt ans après Le Fils d’Achille. En juin 1988 et juillet 1990, il se lance dans une nouvelle expérience: installé quinze jours dans une cage au zoo de la Palmyre, près de Royan, pour y «observer les humains avec les yeux des animaux», il cherche «à faire son métier de journaliste dans des circonstances où l’éclairage est différent». Chevalier de la légion d’honneur, Georges de Caunes laisse plusieurs ouvrages, dont Les Coulisses de la télévision (1961), Histoires d’O-tomobiles (1969), Ma part des choses (1990) et son récit d’expéditions au Groenland, Imarra (1998).
Le journaliste et animateur de radio et de télévision Georges de Caunes est décédé lundi d’une rupture d’anévrisme à l’hôpital de la Rochelle à l’âge de 85 ans, a-t-on appris hier auprès de la mairie de la Rochelle, ville où il résidait.
Journaliste, écrivain, explorateur, comédien, Georges de Caunes (notre téléphoto) était un pionnier de la télévision française, un journaliste touche-à-tout et peu conformiste.
Présentateur du journal télévisé à partir de 1963, il avait été exclu en 1966 des «actualités télévisées», en raison de ses activités publicitaires, jugées alors non compatibles avec sa carte de presse.
Ce journaliste populaire, à la silhouette dégingandée, célèbre aussi pour avoir imposé sa chienne Eder sur les plateaux télévisés, était revenu en 1969 sur le petit écran...