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Changes et Bourses L’euro et Wall Street en baisse après le discours de Greenspan

L’euro était en baisse face au dollar hier sur les marchés des changes après le discours du président de la Fed, Alan Greenspan, devant le comité bancaire du Sénat, dans lequel il a dressé un tableau plutôt rassurant de l’économie US, estimant que les banques sont bien positionnées pour une hausse des taux d’intérêt (voir par ailleurs). Bien que les analystes financiers aient reconnu que l’intervention de Greenspan aujourd’hui devant la commission économique conjointe du Congrès était plus importante en termes de politique monétaire que celle d’hier, nombre d’opérateurs ont donc procédé à des achats de couvertures techniques en dollar anticipant un prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. Ce mouvement n’a pas tardé à mettre l’euro sous pression, surtout après les propos du chef économiste de la BCE, Otmar Issing, jugés pessimistes par le marché. «La BCE table sur une amélioration graduelle du marché de l’emploi en zone euro qui doit démarrer au 2e semestre 2004 et se généraliser seulement l’an prochain » a-t-il affirmé hier dans un entretien télévisé. En outre, la baisse de l’indice allemand ZEW, qui a reculé en avril à 49,7 pts contre 57,6 pts le mois précédent, a également pesé sur l’euro, dans la mesure où cet indicateur, qui mesure les prévisions de conjoncture en Allemagne du secteur financier, est le plus important après le baromètre Ifo sur le moral des chefs d’entreprise. Cela étant, les investisseurs ont ignoré l’annonce par Eurostat que la zone euro a enregistré un excédent commercial de 5,4 mds EUR en février contre 1,8 md EUR (chiffre révisé de 1,2 md EUR) en janvier. Il en est de même de la hausse de 2,5 % des commandes dans l’industrie du bâtiment en Allemagne en février, la première depuis 2 ans, qui est passée comme inaperçue ainsi que la progression de 0,5 % du flux de commandes dans l’industrie en France durant les mois de décembre, janvier, février. En effet, l’euro s’est montré faible, se négociant à New York à 1,1865 $ contre 1,2015 $ la veille (-1,25 %). La Bourse US est tombée dans le rouge en fin de journée après le discours de Greenspan, relançant les spéculations sur un prochain relèvement des taux de la Fed. Les opérateurs ont ainsi ignoré les bons résultats de General Motors, d’Altria, de Lucent ainsi que la hausse de 1 % des ventes des chaînes de grands magasins aux États-Unis la semaine dernière, estimant devoir engranger les gains que leur procure la hausse de la cote avant ce discours. Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient terminé en hausse, soutenues par la fermeté de Wall Street à l’ouverture et les bons résultats de sociétés de part et d’autre de l’Atlantique. La baisse de l’euro est venue aussi privilégier les sociétés exportatrices, notamment les constructeurs automobiles. À la Bourse de Beyrouth, la cote continuait à être tirée par Solidere avec la remontée des actions A de cette société de 5,62 $ à 5,85 $ et B de 5,49 $ à 5,62 $. Élie KAHWAGI


L’euro était en baisse face au dollar hier sur les marchés des changes après le discours du président de la Fed, Alan Greenspan, devant le comité bancaire du Sénat, dans lequel il a dressé un tableau plutôt rassurant de l’économie US, estimant que les banques sont bien positionnées pour une hausse des taux d’intérêt (voir par ailleurs). Bien que les analystes financiers aient reconnu que l’intervention de Greenspan aujourd’hui devant la commission économique conjointe du Congrès était plus importante en termes de politique monétaire que celle d’hier, nombre d’opérateurs ont donc procédé à des achats de couvertures techniques en dollar anticipant un prochain relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis. Ce mouvement n’a pas tardé à mettre l’euro sous pression, surtout après les propos du...