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MOTO - Grand Prix des Pays-Bas Rossi et Yamaha prennent le commandement

L’Italien Valentino Rossi, vainqueur ce week-end à Assen du Grand Prix des Pays-Bas de vitesse dans la catégorie reine MotoGP, son quatrième succès en six courses cette saison, a pris le commandement du championnat du monde au même titre que son constructeur, Yamaha. La marque au diapason, qui n’a plus connu les joies d’un titre mondial dans la cylindrée majeure depuis 1992 (avec le sacre de l’Américain Wayne Rainey), peut à nouveau croire en un futur souriant. Au nord des Pays-Bas, Rossi a pris la tête du championnat du monde, à égalité de points (126) avec l’Espagnol Sete Gibernau (Honda) mais avec deux victoires de plus, tandis que Yamaha domine désormais le classement des constructeurs. Un scénario, jugé improbable en début de saison, et pourtant réalité après six des seize manches du championnat. À la fin de la saison dernière, Rossi s’était lancé un défi dont les effets produisent aujourd’hui un véritable électrochoc dans le monde de la vitesse. Le quintuple champion du monde avait renoncé à triompher sans péril sur la Honda RC 211 V5 pour vaincre avec gloire au guidon d’une M1 mise à sa disposition par l’écurie Gauloises-Fortuna Yamaha. S’il avait signé fin 2003 pour quelque dix millions d’euros par an en faveur de Yamaha, le pilote de Pesaro avait ouvertement revu à la baisse ses ambitions dans le championnat du monde MotoGP 2004 qui débuta le 18 avril sur le circuit de Welkom, en Afrique du Sud. « Je ne pense pas qu’on pourra lutter pour le titre dès cette saison », avait alors avancé Rossi. Gibernau doute Sans doute le pensait-il vraiment... Mais « le docteur » ne mit pas longtemps à comprendre qu’il s’était sans doute montré trop prudent. Dès les premières séances d’essais privés, la Yamaha M1 surprenait les observateurs. Et si le génial pilote, excellent metteur au point et fédérateur hors pair grâce à sa bonne humeur très communicative, parvenait à redorer rapidement le blason Yamaha ? Ses adversaires l’ont rapidement redouté. À commencer par Sete Gibernau qui pensait que 2004 serait sa saison. Qu’au guidon d’une Honda performante et qu’il connaissait comme sa poche, le titre serait plus que jouable... L’Espagnol sait depuis la victoire de Rossi en Afrique du Sud lors du premier Grand Prix de la saison en avril que rien ne sera simple. Et à Assen, le pilote Honda a pris un gros coup sur la tête. Moralement, il était défait après une course à couper le souffle. En tête dès le début de l’épreuve, Gibernau pensait avoir course gagnée alors qu’il entamait le dernier des dix-neuf tours en ayant réussi à préserver sa position de leader, finalement assez aisément. C’était sans compter sans l’audace et le talent incroyable de Rossi qui parvenait à doubler son rival à quelques centaines de mètres du but. « Valentino a de nouveau été grandiose. Même si, selon moi, sa manœuvre de dépassement n’a pas été très propre, je dois m’incliner », constatait Gibernau, au bord des larmes. Rossi, lui, jubilait en pensant à la suite de la saison. « Car la Yamaha n’est pas encore au maximum de son potentiel. Nous connaissons ses défauts et travaillons pour l’améliorer. La moto est déjà très agréable à piloter et cela ira de mieux en mieux », assurait Rossi en conférence de presse, devant un Sete Gibernau visiblement inquiet.

L’Italien Valentino Rossi, vainqueur ce week-end à Assen du Grand Prix des Pays-Bas de vitesse dans la catégorie reine MotoGP, son quatrième succès en six courses cette saison, a pris le commandement du championnat du monde au même titre que son constructeur, Yamaha.
La marque au diapason, qui n’a plus connu les joies d’un titre mondial dans la cylindrée majeure depuis 1992 (avec le sacre de l’Américain Wayne Rainey), peut à nouveau croire en un futur souriant.
Au nord des Pays-Bas, Rossi a pris la tête du championnat du monde, à égalité de points (126) avec l’Espagnol Sete Gibernau (Honda) mais avec deux victoires de plus, tandis que Yamaha domine désormais le classement des constructeurs. Un scénario, jugé improbable en début de saison, et pourtant réalité après six des seize manches du championnat. À...