Arabie Saoudite
Ryad offre le repentir
aux activistes islamistes
le 24 juin 2004 à 00h00
Le roi Fahd d’Arabie saoudite a offert hier une amnistie aux activistes islamistes recherchés qui se repentiraient d’ici à un mois, dans un discours prononcé par le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz et diffusé par la télévision d’État. « Nous proclamons, pour la dernière fois, une amnistie (...) à tous ceux qui ont commis un crime au nom de la religion », a déclaré le prince Abdallah au nom du roi Fahd. « À tous ceux qui appartiennent à ce groupe (d’extrémistes), qui n’ont pas été arrêtés, nous leur offrons l’occasion de se repentir », a poursuivi le prince qui dirige de facto le royaume en raison de la santé fragile du roi. « Ceux qui se rendent de leur pleine volonté dans un délai d’un mois au maximum à partir de ce jour seront en sécurité (...) et seront traités conformément aux droits que leur accorde la charia », la loi islamique, a-t-il poursuivi. Le prince Abdallah a toutefois souligné que cette amnistie « ne témoigne pas d’une faiblesse » du gouvernement et menacé de « frapper avec force » ceux qui refusent de se rendre dans ce délai.
Le roi Fahd avait promis dimanche que son pays vaincrait le terrorisme qui le frappe depuis plus d’un an, dans son adresse annuelle au Conseil consultatif. Les autorités saoudiennes ne permettraient pas « à un groupe subversif conduit par une pensée déviante de saper la sécurité de ce pays ou de le déstabiliser », avait affirmé le souverain saoudien.
Cette déclaration intervenait deux jours après que le responsable présumé d’el-Qaëda dans le royaume, Abdel Aziz al-Mouqrin, eut été tué par les forces de l’ordre saoudiennes, ce que Ryad a qualifié de « coup majeur » porté au réseau d’Oussama Ben Laden, tenu pour responsable de multiples attaques en Arabie qui ont coûté la vie à près de 90 personnes depuis mai 2003. Le groupe « el-Qaëda dans la péninsule Arabique » avait cependant averti le même jour par l’intermédiaire d’un site Internet qu’il poursuivrait son « jihad » en Arabie malgré la mort de Mouqrin.
Mouqrin et trois de ses complices ont été abattus vendredi soir après avoir été pris en chasse par les forces de l’ordre. Apparemment, les quatre hommes s’étaient préalablement débarrassés du corps de leur otage, Paul Marshall Johnson, enlevé le 12 juin à Ryad et dont ils avaient annoncé quelques heures plus tôt la décapitation, à l’expiration d’un ultimatum de 72 heures donné aux autorités saoudiennes pour libérer les prisonniers d’el-Qaëda. Le corps de l’Américain n’a toujours pas été retrouvé.
Le roi Fahd d’Arabie saoudite a offert hier une amnistie aux activistes islamistes recherchés qui se repentiraient d’ici à un mois, dans un discours prononcé par le prince héritier Abdallah ben Abdel Aziz et diffusé par la télévision d’État. « Nous proclamons, pour la dernière fois, une amnistie (...) à tous ceux qui ont commis un crime au nom de la religion », a déclaré le prince Abdallah au nom du roi Fahd. « À tous ceux qui appartiennent à ce groupe (d’extrémistes), qui n’ont pas été arrêtés, nous leur offrons l’occasion de se repentir », a poursuivi le prince qui dirige de facto le royaume en raison de la santé fragile du roi. « Ceux qui se rendent de leur pleine volonté dans un délai d’un mois au maximum à partir de ce jour seront en sécurité (...) et seront traités conformément aux...
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