L’histoire d’amour de l’Asie avec le joueur anglais de football David Beckham ne montre aucun signe de faiblesse en dépit des accusations de la presse populaire britannique sur de présumées frasques extraconjugales.
Son maniement du ballon rond, mais peut-être plus encore son look branché et son allure de mannequin ont hissé Beckham au rang de dieu vivant en Asie, parfois beaucoup plus que dans certains pays européens.
Chacune de ses tournées reçoit au moins autant de publicité que celles des plus grandes vedettes mondiales et les légions de fans, qui n’hésitent pas à se teindre les cheveux «à la Beckham», ne sont pas prêtes de laisser tomber leur héros, au moment où deux mannequins affirment avoir eu avec lui des relations extraconjugales.
«Si ces affirmations s’avèrent exactes, l’Asie pourrait répondre avec tiédeur au début. Mais s’il continue à bien jouer, elle sera “okay”», estime le cadre d’une société de marketing sportif basée à Singapour, qui préfère garder l’anonymat.
Au Japon, où le joueur n’a aucun rival parmi la gent féminine, surtout jeune, l’un des parraineurs principaux de l’Anglais assure n’avoir aucune intention de cesser sa collaboration.
« Même si c’est vrai, le volume d’articles qu’on lui consacre montre que sa popularité est élevée. Je ne pense donc pas que cela mette à mal l’image de notre société », explique la porte-parole de Tokyo Beauty Clinic (TBC), un institut de beauté dont on dit qu’il aurait passé un contrat de publicité de cinq millions de dollars avec Beckham.
La presse nippone a passé sous silence les accusations d’infidélité qui font la une des tabloïdes britanniques tandis qu’ailleurs en Asie, on les cantonne aux pages sportives.
« Ce n’est pas le genre d’affaires qui pourrait assombrir l’image d’une telle vedette du football », explique Hoang Du, rédacteur en chef de Thao Vietnam, un journal vietnamien consacré aux sports.
« Si nous étions encore dans les années 80, cela pourrait devenir un problème mais la plupart des supporteurs de Beckham sont dans la tranche 18-35 ans », explique le cadre de Singapour, évoquant une plus grande liberté d’esprit de la jeune génération.
«À mon avis, il pourrait même devenir plus intéressant pour les sociétés à la recherche d’une image agressive », ajoute-t-il.
Clare Kenny, directrice marketing de la Confédération asiatique du football, estime elle aussi que les frasques présumées du joueur n’auront que peu d’impact sur son image auprès de ses fans, souvent adolescents.
« Mais en ce qui concerne les valeurs de la famille en Asie (...), les parents pourraient ne pas être tellement heureux que leurs enfants subissent l’influence de David Beckham », lance-t-elle.
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Son maniement du ballon rond, mais peut-être plus encore son look branché et son allure de mannequin ont hissé Beckham au rang de dieu vivant en Asie, parfois beaucoup plus que dans certains pays européens.
Chacune de ses tournées reçoit au moins autant de publicité que celles des plus grandes vedettes mondiales et les légions de fans, qui n’hésitent pas à se teindre les cheveux «à la Beckham», ne sont pas prêtes de laisser tomber leur héros, au moment où deux mannequins affirment avoir eu avec lui des relations extraconjugales.
«Si ces affirmations s’avèrent exactes, l’Asie pourrait...