Un attentat antijuif déjoué à Budapest durant la visite de Katzav
le 14 avril 2004 à 00h00
La police hongroise a affirmé hier qu’elle avait déjoué un attentat contre le musée de l’Holocauste à Budapest, mais que celui-ci ne constituait pas une tentative d’assassinat du président israélien, Moshe Katzav, en visite officielle en Hongrie.
« Contrairement à certaines informations, les mesures (de sécurité) que nous avons prises ce matin et la visite du président (Katzav) ne sont en aucune manière liées », a déclaré le chef de la police nationale, Laszlo Salgo.
Peu auparavant à Jérusalem, une porte-parole de la présidence israélienne avait déclaré que « la police (hongroise) avait indiqué à notre délégation (accompagnant M. Katzav en Hongrie) que le président était la cible » de cette tentative d’attentat.
Trois personnes « d’origine arabe » ont été interpellées parce qu’elles projetaient de « faire sauter » le musée de l’Holocauste que le chef de l’État hébreu doit inaugurer demain, a précisé M. Salgo.
« Le principal suspect avait deux complices : le premier avait pour mission de fournir les explosifs et le second avait été chargé de les faire sauter au musée de l’Holocauste », a-t-il ajouté.
Selon le chef de la police judiciaire, Attila Petofi, il s’agit d’un dentiste hongrois d’origine palestinienne, qui est également l’imam d’une petite mosquée dans la capitale hongroise, et de deux Syriens qui sont actuellement interrogés.
L’attentat projeté n’avait « ni de date précise (pour être commis), ni de plan d’action, ni de cible humaine », a précisé M. Petofi. « Pour l’heure, aucun lien n’a été établi avec el-Qaëda mais cette possibilité est prise en compte dans l’enquête », a-t-il encore dit.
M. Katzav était arrivé dans la matinée d’hier à Budapest où il doit inaugurer demain le musée de l’Holocauste dédié à la mémoire des 600 000 Hongrois, dont 437 000 juifs, qui ont péri dans les camps de concentration nazis.
Le chef de l’État hébreu avait été reçu avec les honneurs militaires par le président Ferenc Madl devant le palais présidentiel.
À l’issue d’un premier entretien avec son homologue hongrois, le président Katsav a déclaré qu’il se sentait en sécurité (à Budapest) et qu’il n’avait pas l’intention de modifier son emploi du temps.
La police hongroise a affirmé hier qu’elle avait déjoué un attentat contre le musée de l’Holocauste à Budapest, mais que celui-ci ne constituait pas une tentative d’assassinat du président israélien, Moshe Katzav, en visite officielle en Hongrie.
« Contrairement à certaines informations, les mesures (de sécurité) que nous avons prises ce matin et la visite du président (Katzav) ne sont en aucune manière liées », a déclaré le chef de la police nationale, Laszlo Salgo.
Peu auparavant à Jérusalem, une porte-parole de la présidence israélienne avait déclaré que « la police (hongroise) avait indiqué à notre délégation (accompagnant M. Katzav en Hongrie) que le président était la cible » de cette tentative d’attentat.
Trois personnes « d’origine arabe » ont été interpellées parce qu’elles...
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