Arménie
Interpellations nocturnes à Erevan :
l’opposition à Kotcharian ne désarme pas
le 14 avril 2004 à 00h00
Plusieurs personnes, dont un député, ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Erevan après des affrontements entre la police et les opposants arméniens qui multiplient les manifestations pour obtenir le départ du président Robert Kotcharian.
Le chef du bloc Justice Stepan Demirtchian et d’autres responsables de l’opposition ont dénoncé violemment hier l’intervention des forces de l’ordre et promis de continuer leur action, mais sans annoncer d’initiatives précises dans l’immédiat. « Le pouvoir a mené une opération militaire contre le peuple », a lancé M. Demirtchian.
Le chef d’un autre parti d’opposition, l’Union nationale démocratique, Vazguen Manoukian, a fait entendre le même son de cloche. « La lutte n’est pas terminée, elle va se poursuivre, avec d’autres méthodes. L’exigence de la démission de Kotcharian s’est encore renforcée », a-t-il dit, affirmant que la charge policière avait fait plus de cent blessés. La police s’est refusée à préciser le nombre des blessés.
Les affrontements sont survenus devant le Parlement quand la police a dispersé plusieurs milliers de personnes qui exigeaient la démission de M. Kotcharian.
Selon le journaliste Avetis Babaderjanian, du quotidien d’opposition Armianskie Vremia, « les manifestants étaient très calmes et certains dormaient, quand la police a chargé ».
De son côté, la police a justifié l’usage de la force par l’agressivité des manifestants, qui auraient utilisé des cocktails Molotov et des frondes.
La manifestation, qui rassemblait au départ 50 000 personnes selon les organisateurs et 5 000 à 6 000 selon la police, s’était transformée en sit-in en début de soirée devant le Parlement, au centre d’Erevan. Il restait environ 2 000 manifestants, selon la source du Parti populaire, quand la police a chargé.
Plusieurs personnes, dont un député, ont été interpellées dans la nuit de lundi à mardi à Erevan après des affrontements entre la police et les opposants arméniens qui multiplient les manifestations pour obtenir le départ du président Robert Kotcharian.
Le chef du bloc Justice Stepan Demirtchian et d’autres responsables de l’opposition ont dénoncé violemment hier l’intervention des forces de l’ordre et promis de continuer leur action, mais sans annoncer d’initiatives précises dans l’immédiat. « Le pouvoir a mené une opération militaire contre le peuple », a lancé M. Demirtchian.
Le chef d’un autre parti d’opposition, l’Union nationale démocratique, Vazguen Manoukian, a fait entendre le même son de cloche. « La lutte n’est pas terminée, elle va se poursuivre, avec d’autres méthodes....
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