Des cas de sévices auraient été signalés dès novembre 2003
le 15 juin 2004 à 00h00
Des documents internes de l’armée américaine démontrent que des cas de sévices infligés à des détenus irakiens de la prison d’Abou Ghraib ont été signalés en novembre 2003, soit deux mois avant que les responsables de la Défense ne se disent informés de l’affaire, écrivait hier le New York Times. Le quotidien s’appuie sur les déclarations de membres d’une unité du renseignement militaire interviewés en Allemagne et aux États-Unis. « Nous en avions fait part longtemps avant que cette affaire n’éclate », indique l’une de ces sources au New York Times. Au moins vingt cas de mauvais traitement étaient inclus dans ces documents, précise le journal.
Ces accusations, poursuit le NYT, étaient citées par les membres de la Detainee Assessment Branch, une unité spécialisée dans les interrogatoires, dans ses rapports hebdomadaires transmis notamment à la justice militaire. Les rapports de cette unité devaient être transmis pour approbation à une commission de trois membres, dont faisaient partie la générale Janis Karpinski, qui était alors la responsable des prisons gérées par l’armée américaine en Irak, et la générale Barbara Fast, plus haut responsable du renseignement militaire en Irak.
De sources militaires à Bagdad, on reconnaissait dimanche que des avocats avaient eu accès à ces rapports. Impossible de confirmer en revanche qu’ils avaient été vus par Janis Karpinski ou Barbara Fast ni de dire si des ordres avaient été donnés pour enquêter sur ces allégations.
Le scandale d’Abou Ghraib a éclaté fin avril avec la diffusion par les médias américains de photos de sévices et d’humiliations infligés à des détenus irakiens par des militaires américains. L’affaire a éclaboussé toute la chaîne de commandement de l’armée américaine, jusqu’au président George W. Bush. L’Administration républicaine affirme que ces agissements sont le fait d’individus isolés et non le produit d’une politique systématique.
Des documents internes de l’armée américaine démontrent que des cas de sévices infligés à des détenus irakiens de la prison d’Abou Ghraib ont été signalés en novembre 2003, soit deux mois avant que les responsables de la Défense ne se disent informés de l’affaire, écrivait hier le New York Times. Le quotidien s’appuie sur les déclarations de membres d’une unité du renseignement militaire interviewés en Allemagne et aux États-Unis. « Nous en avions fait part longtemps avant que cette affaire n’éclate », indique l’une de ces sources au New York Times. Au moins vingt cas de mauvais traitement étaient inclus dans ces documents, précise le journal.
Ces accusations, poursuit le NYT, étaient citées par les membres de la Detainee Assessment Branch, une unité spécialisée dans les interrogatoires, dans ses...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.