La droite italienne a tenu le choc aux européennes, mais ses électeurs ont sanctionné l’extrême personnalisation du pouvoir par Silvio Berlusconi, dont le parti est le seul en recul, et ses partenaires de la coalition ont réclamé hier un rééquilibrage au sein du gouvernement. Le chef du gouvernement italien a reconnu et a assumé hier son échec dans un communiqué publié sur le site du gouvernement. M. Berlusconi avait toutefois précisé avant le scrutin qu’il n’entendait pas démissionner s’il réalisait un mauvais résultat. Malgré la « défaite personnelle » de Berlusconi aux élections européennes, l’opposition « ne parvient pas à décoller », a souligné Rocco Buttiglione, l’un des dirigeants de l’UDC, le petit parti centriste de la coalition, crédité de 5,9 % des suffrages. Tête de liste de son parti Forza Italia, le chef du gouvernement a obtenu 21 % des suffrages, l’un de ses plus mauvais scores depuis son entrée en politique en 1994, selon les résultats de 99,9 % des bureaux de vote. Il perd quatre points par rapport aux élections européennes de 1999 (25,2 %) et huit points par rapport aux élections législatives de mai 2001 (29,4 %). Et les premiers résultats des élections locales couplées aux européennes sont mauvais pour la Maison des libertés, sa coalition gouvernementale, avec des défaites annoncées en Sardaigne et à Bologne. Malgré les sérieuses difficultés que rencontre M. Berlusconi, qui a, selon Piero Fassino, dirigeant des Démocrates de gauche, « la majorité au Parlement mais pas dans le pays », l’opposition modérée n’est pas parvenue à décoller avec les européennes. L’Olivier obtient 31,1 % des suffrages, un score inférieur aux 33 % des européennes de 1999 et équivalent à celui des législatives de 2001. Son inspirateur, le président sortant de la Commission européenne Romano Prodi, s’est toutefois félicité de ce résultat.
M. Prodi a annoncé son retour en politique à la fin de son mandat européen, en novembre. Mais il n’a pas encore dit s’il acceptait de prendre la tête de l’Olivier. La gauche italienne totalise 55,5 % des suffrages, mais elle reste divisée, et Refondation communiste, avec 6,1 % des suffrages, est devenue incontournable pour la définition de tout projet de gouvernement. Avec l’ajout des 2,4 % du PDCI, les communistes italiens totalisent 8,5 % des suffrages et démentent ainsi Silvio Berlusconi qui avait assuré les avoir éliminés.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La droite italienne a tenu le choc aux européennes, mais ses électeurs ont sanctionné l’extrême personnalisation du pouvoir par Silvio Berlusconi, dont le parti est le seul en recul, et ses partenaires de la coalition ont réclamé hier un rééquilibrage au sein du gouvernement. Le chef du gouvernement italien a reconnu et a assumé hier son échec dans un communiqué publié sur le site du gouvernement. M. Berlusconi avait toutefois précisé avant le scrutin qu’il n’entendait pas démissionner s’il réalisait un mauvais résultat. Malgré la « défaite personnelle » de Berlusconi aux élections européennes, l’opposition « ne parvient pas à décoller », a souligné Rocco Buttiglione, l’un des dirigeants de l’UDC, le petit parti centriste de la coalition, crédité de 5,9 % des suffrages. Tête de liste de son...