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Actualités - Chronologie

L’échéance du 30 juin de plus en plus contestée aux États-Unis

Le maintien de l’échéance du 30 juin pour transférer le pouvoir aux Irakiens est de plus en plus contestée aux États-Unis par des parlementaires et le candidat démocrate à la présidentielle John Kerry. Lundi, le président républicain George W. Bush a confirmé que le 30 juin restait la date prévue pour le transfert de souveraineté en Irak. Il réagissait aux interrogations de l’influent sénateur républicain Richard Lugar, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, qui avait jugé qu’il était « probablement temps de débattre » de cette question. « Je suis hanté par le problème du 30 juin », avait dit M. Lugar, en laissant entendre que cette date était « peut-être » trop proche. Depuis, les critiques n’ont cessé de pleuvoir contre cette date butoir, alors que de violents affrontements en Irak entre les forces de la coalition dirigées par les Américains, la guérilla sunnite et des miliciens chiites ont fait plus de 150 morts depuis dimanche. Le candidat démocrate à la présidentielle du 2 novembre John Kerry a également critiqué mardi la date du 30 juin. « C’est une erreur de fixer une date arbitraire et j’espère que cette date n’a rien à voir avec les élections ici aux États-Unis », a-t-il déclaré à la presse alors qu’il se trouvait à Cincinnati (Ohio, nord) pour sa campagne. « Je pense qu’ils (l’Administration Bush) voulaient retirer les troupes, procéder à un transfert de pouvoir aussi vite que possible sans tenir compte de la stabilité de l’Irak », a-t-il dénoncé. Hier, des parlementaires démocrates sont montés au créneau sur le même thème. « Nous devrions être plus flexibles sur cette date », a estimé le sénateur démocrate Carl Levin de la commission des forces armées du Sénat sur la chaîne de télévision CNN. « Il serait sage de savoir à qui nous allons remettre le pouvoir », a renchéri le sénateur démocrate Joseph Biden, chef de file démocrate à la commission des affaires étrangères du Sénat, sur la chaîne américaine CBS. Selon lui, il faudrait continuer à avoir « un arbitre » quand l’administrateur américain en Irak Paul Bremer partira. « Il faudrait un haut commissaire des Nations unies avec un vrai pouvoir politique, les États-Unis continuant à avoir le contrôle sur les aspects militaires », a-t-il dit. Des parlementaires républicains ont, en revanche, apporté leur soutien à la politique du président républicain George W. Bush en Irak, mais en exprimant un certain malaise. « C’est imparfait. C’est imprécis. Je sais qu’il y a beaucoup de questions sur ce transfert (...). Nous avons besoin d’aller de l’avant », a affirmé le sénateur républicain Chuck Hagel, membre de la commission des affaires étrangères du Sénat, sur la chaîne de télévision CNN.
Le maintien de l’échéance du 30 juin pour transférer le pouvoir aux Irakiens est de plus en plus contestée aux États-Unis par des parlementaires et le candidat démocrate à la présidentielle John Kerry.
Lundi, le président républicain George W. Bush a confirmé que le 30 juin restait la date prévue pour le transfert de souveraineté en Irak. Il réagissait aux interrogations de l’influent sénateur républicain Richard Lugar, président de la commission des affaires étrangères du Sénat, qui avait jugé qu’il était « probablement temps de débattre » de cette question. « Je suis hanté par le problème du 30 juin », avait dit M. Lugar, en laissant entendre que cette date était « peut-être » trop proche.
Depuis, les critiques n’ont cessé de pleuvoir contre cette date butoir, alors que de violents...