Indonésie
Le parti de Suharto tente un retour
en force aux législatives
le 06 avril 2004 à 00h00
Les Indonésiens ont voté hier pour élire un nouveau Parlement lors d’un scrutin qui pourrait marquer un retour en force du parti de l’ex-dictateur Suharto, six ans après sa chute, et constituait un test important pour la présidente Megawati Sukarnoputri. Celle qui se présente comme l’amie du « petit peuple » s’apprête à briguer un deuxième mandat à la tête de cet immense archipel de 212 millions d’habitants. Plus de 147 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin, la deuxième élection libre organisée depuis la démission forcée de Suharto après de sanglantes émeutes en mai 1998. Vingt-quatre partis étaient en lice, mais le principal enjeu était la bataille entre le Parti démocratique indonésien de lutte (PDI-P), de la présidente Megawati, et le Golkar, le parti de l’ex-dictateur Suharto. Une victoire du Golkar fragiliserait « Mega » pour l’élection présidentielle du 5 juillet, qui se déroulera pour la première fois au suffrage direct. La transition démocratique n’a pas changé les conditions de vie de dizaines de millions d’Indonésiens. Quelque 40 millions de personnes sont au chômage ou sous-employées. La moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, à des années-lumière de l’élite politique de Djakarta, perçue comme arrogante et corrompue. Le terrorisme a été le grand absent de la campagne, et les petits partis islamistes, par souci de ne pas effrayer, ont mis en sourdine leur revendication de l’instauration de la charia (loi islamique) pour les musulmans. Les résultats officiels ne seront disponibles que le 28 avril. Mais des résultats partiels devraient être disponibles aujourd’hui, et des chiffres provisoires devraient être connus sous 24 à 48 heures.
Les Indonésiens ont voté hier pour élire un nouveau Parlement lors d’un scrutin qui pourrait marquer un retour en force du parti de l’ex-dictateur Suharto, six ans après sa chute, et constituait un test important pour la présidente Megawati Sukarnoputri. Celle qui se présente comme l’amie du « petit peuple » s’apprête à briguer un deuxième mandat à la tête de cet immense archipel de 212 millions d’habitants. Plus de 147 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour ce scrutin, la deuxième élection libre organisée depuis la démission forcée de Suharto après de sanglantes émeutes en mai 1998. Vingt-quatre partis étaient en lice, mais le principal enjeu était la bataille entre le Parti démocratique indonésien de lutte (PDI-P), de la présidente Megawati, et le Golkar, le parti de l’ex-dictateur...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.