Le procureur général près la Cour de cassation, Adnane Addoum, a ordonné hier le maintien en état d’arrestation, pour les besoins de l’enquête, de cheikh Hassan Rida et de Ali el-Maoula, deux des personnes interpellées à la suite des émeutes et des actes de vandalisme qui avaient marqué la journée de grève générale du 27 mai dernier. Il a, par contre, ordonné la remise en liberté de Moustapha Masri, sous caution d’élection de domicile, et a déféré le président du syndicat des propriétaires de vans Abdallah Hamadé, ainsi que MM. Abbas Kheireddine et Oussama Allou devant le parquet militaire, qui a été chargé d’engager des poursuites à leur encontre pour avoir fomenté des troubles. Les trois hommes avaient été interrogés par la police judiciaire militaire, et il s’est avéré que M. Abbas Kheireddine avait tenu une réunion deux jours avant les incidents de Hay el-Sellom avec M. Abdallah Hamadé pour organiser un parcage de minibus en signe de protestation. C’est lui qui aurait ensuite informé M. Hamadé des premiers signes de l’émeute, notamment les pneus brûlés, puis de la fin des incidents. Les deux hommes se seraient rendus à Hay el-Sellom après la fin de l’émeute.
Selon les informations recueillies au cours de l’enquête, le jour de l’incident, jeudi matin, l’armée a interpellé quatre personnes qui se livraient à des actes de vandalisme. M. Hamadé a demandé aux militaires de les relâcher, ce qui a été fait. Quelques minutes plus tard, les incidents entre l’armée et les manifestants ont commencé. C’est M. Moustapha Masri qui a accompagné M. Hamadé à Hay el-Sellom. L’interrogatoire de M. Maher Moqdad s’est également poursuivi, et il s’est avéré que le jour des émeutes, il se trouvait dans la Békaa lorsqu’il a appris que son frère avait été touché par des tirs à Hay el-Sellom. Il s’est rendu sur les lieux de l’incident et a avoué avoir brûlé des pneus et s’être livré à des actes de vandalisme. Il a également reconnu posséder un café très fréquenté, mais a nié avoir d’excellentes relations avec l’ambassade américaine.
Le procureur général près la Cour de cassation, Adnane Addoum, a ordonné hier le maintien en état d’arrestation, pour les besoins de l’enquête, de cheikh Hassan Rida et de Ali el-Maoula, deux des personnes interpellées à la suite des émeutes et des actes de vandalisme qui avaient marqué la journée de grève générale du 27 mai dernier. Il a, par contre, ordonné la remise en liberté de Moustapha Masri, sous caution d’élection de domicile, et a déféré le président du syndicat des propriétaires de vans Abdallah Hamadé, ainsi que MM. Abbas Kheireddine et Oussama Allou devant le parquet militaire, qui a été chargé d’engager des poursuites à leur encontre pour avoir fomenté des troubles. Les trois hommes avaient été interrogés par la police judiciaire militaire, et il s’est avéré que M. Abbas...
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