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Actualités - Chronologie

Affaire d’Outreau Le juge d’instruction Fabrice Burgaud entendu comme témoin

Le juge d’instruction de l’affaire de pédophilie d’Outreau, Fabrice Burgaud, a été entendu hier en tant que témoin par la cour d’assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Depuis le début du procès le 4 mai, l’instruction du juge Burgaud est fortement décriée par les avocats de la défense et les accusés. Costume gris, chemise blanche, cravate, Fabrice Burgaud, 32 ans, aujourd’hui en poste à Paris, s’est expliqué sur la manière dont il a mené son instruction. Interrogé par le président du tribunal, il a, dans une longue déclaration, évoqué le contexte de « peur » qui régnait à l’époque des faits. Il a aussi expliqué « qu’après les vérifications, trois catégories de personnes mises en cause se sont détachées : celles jamais identifiées, celles identifiées mais pour qui il n’y avait pas d’éléments suffisants et celles renvoyées devant les assises pour lesquelles les éléments étaient assez précis, graves et concordants ». Durant deux heures, le juge s’est défendu sans paraître sur la défensive. Il s’est appliqué d’une voix claire à faire passer l’idée qu’il avait pris toutes les précautions possibles et instruit aussi bien à charge qu’à décharge, contrairement à ce qu’affirme la défense. L’évocation « d’une feuille blanche partagée en deux sur laquelle il a noté les éléments à charge et ceux à décharge » a provoqué des sourires et des réactions d’énervement chez plusieurs avocats de la défense qui piaffaient d’impatience de poser leurs questions à Fabrice Burgaud. « Je vais lui demander de me citer un seul élément à décharge pour mon client, pas cinquante, un seul », a commenté Me Blandine Lejeune, avocate du prêtre ouvrier Dominique Wiel. « On va lui demander comment il a procédé et quelles précautions ont été prises dans ce dossier complexe », a de son côté déclaré Me Hubert Delarue, avocat de l’huissier de justice mis en cause. Plusieurs des accusés qui comparaissent libres sont également arrivés hier matin devant la cour d’assises en attendant beaucoup de la déposition du juge. « J’attends les réponses aux questions que je me pose depuis le début », a lâché Pierre Martel, le chauffeur de taxi. Mais Roselyne Normand, la boulangère accusée, « n’attend rien de ce personnage imbu de sa personne, qui ne m’a pas écoutée mais buvait les paroles de Myriam Badaoui, qui avait déjà sa conviction dès le début de l’affaire ».
Le juge d’instruction de l’affaire de pédophilie d’Outreau, Fabrice Burgaud, a été entendu hier en tant que témoin par la cour d’assises du Pas-de-Calais à Saint-Omer. Depuis le début du procès le 4 mai, l’instruction du juge Burgaud est fortement décriée par les avocats de la défense et les accusés.
Costume gris, chemise blanche, cravate, Fabrice Burgaud, 32 ans, aujourd’hui en poste à Paris, s’est expliqué sur la manière dont il a mené son instruction. Interrogé par le président du tribunal, il a, dans une longue déclaration, évoqué le contexte de « peur » qui régnait à l’époque des faits. Il a aussi expliqué « qu’après les vérifications, trois catégories de personnes mises en cause se sont détachées : celles jamais identifiées, celles identifiées mais pour qui il n’y avait pas...