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Actualités - Chronologie

Liban-Sud Le BCCN met en garde contre toute escalade à la frontière

Le Bureau central de coordination nationale (BCCN) a mis en garde contre toute escalade à la frontière en l’absence de l’armée libanaise. « L’assassinat de cheikh Ahmed Yassine a été condamné, tant au plan arabe qu’international, et qualifié de crime prémédité qui a ravivé le conflit israélo-arabe, détruisant tous les efforts pour l’application de la “feuille de route” et la reconnaissance de deux États indépendants, israélien et palestinien. Étant donné l’aggravation de la situation au plan régional, tous les États arabes ont pris des mesures de précaution pour empêcher toute escalade et, par suite, l’effondrement de ce qui reste du processus de paix. Ainsi ont-ils établi un contrôle aux frontières et empêché toute opération militaire contre Israël. Par contre, au Liban, la frontière n’est pas sous le contrôle du pouvoir, mais soumise directement à la tutelle du Hezbollah et de ses alliés palestiniens, qui décident unilatéralement du timing pour tirer des missiles contre l’ennemi israélien et de l’ouverture du front », a-t-il indiqué. « Il est utile, à partir de là, de poser certaines questions : pourquoi le Liban prend-il seul l’initiative de garder le front sud ouvert à toutes les éventualités, à l’heure où tous les autres fronts arabes sont calmes et sous contrôle ? Les Arabes appuieront-ils le Liban militairement au cas où il serait victime d’une agression sauvage de la part d’Israël ? Regrouperont-ils leur force de frappe militaire ? Déclareront-ils la guerre à l’ennemi au nom du petit frère qui est victime d’une agression ? Les Arabes sont-ils revenus à la logique de la guerre, de l’ouverture des fronts et du recouvrement des droits, ou le Liban a-t-il décidé tout seul d’assumer une telle mission, à l’heure où tous ces pays, notamment la Libye, l’Égypte, la Jordanie et les émirats du Golfe, cherchent à assurer leurs intérêts avec Israël ? La décision de partir en guerre et de ne pas déployer l’armée à la frontière bénéficie-t-elle d’un consensus interlibanais ? Ou bien est-ce un seul groupe, en l’occurrence le Hezbollah, qui s’arroge le droit de décider du sort de l’ensemble des Libanais, notamment du sort de leur terre, de leur économie, de leur infrastructure, de leur sécurité et de leur sûreté ? Pourquoi le Hezbollah est-il le seul à vouloir venger cheikh Yassine, dont la perte a été très dure pour l’ensemble des pays arabes ? » a demandé le BCCN. « Les accusations lancées par Israël à l’encontre du Hezbollah concernant les opérations sont significatives et dangereuses. C’est pourquoi une prise de conscience et le plus haut degré de retenue sont nécessaires. On peut craindre que l’ennemi ne prétexte de ces opérations pour appliquer les plans démoniaques qu’il a ourdis contre le Liban et ses fils », a-t-il ajouté.
Le Bureau central de coordination nationale (BCCN) a mis en garde contre toute escalade à la frontière en l’absence de l’armée libanaise.
« L’assassinat de cheikh Ahmed Yassine a été condamné, tant au plan arabe qu’international, et qualifié de crime prémédité qui a ravivé le conflit israélo-arabe, détruisant tous les efforts pour l’application de la “feuille de route” et la reconnaissance de deux États indépendants, israélien et palestinien. Étant donné l’aggravation de la situation au plan régional, tous les États arabes ont pris des mesures de précaution pour empêcher toute escalade et, par suite, l’effondrement de ce qui reste du processus de paix. Ainsi ont-ils établi un contrôle aux frontières et empêché toute opération militaire contre Israël. Par contre, au Liban, la frontière...