Les attentats, une réponse sanglante
aux efforts de transition
le 04 mars 2004 à 00h00
Les attentats antichiites mettent à nouveau les États-Unis en position d’accusés pour ne pas réussir à assurer la sécurité en Irak et visent clairement à saper les efforts de transition politique en cours, estiment des médias et experts américains.
Ces attentats sont vus comme une réponse sanglante à l’accord survenu lundi dernier sur la loi fondamentale, un pas important vers une normalisation politique. « Ce qui est caractéristique en Irak, c’est que la violence est proportionnelle aux progrès », relève David Phillips, spécialiste de ce pays au Council on Foreign Relations, un institut indépendant de New York.
Certains journaux américains estiment aussi que ces attentats relèvent d’une véritable course entre les tenants du chaos et les efforts pour un retour à une souveraineté irakienne prévu le 30 juin, et au-delà l’instauration d’un système démocratique. « Les scènes effrayantes de mosquées éclaboussées de sang et de fidèles tués ou blessés à Kerbala et Bagdad ne devraient pas occulter le remarquable document produit un jour plus tôt : une constitution intérimaire donnant aux Irakiens davantage de libertés qu’aux autres peuples dans le monde arabe », écrit le Los Angeles Times. Toutefois, « la tâche difficile de choisir un gouvernement après que les États-Unis auront remis l’autorité ainsi que le démantèlement des diverses milices pourront poser problème, particulièrement dans un contexte de violence accrue », souligne le grand quotidien de la côte ouest.
Les officiels américains ont, de leur côté, souligné qu’il n’était pas question de modifier leurs plans pour la transition en Irak sous la pression des attentats. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Scott McClellan, a accusé les auteurs de ces actes de vouloir « faire dérailler la démocratie » en Irak. « Ces terroristes vont échouer. La date pour le transfert de souveraineté reste le 30 juin », a-t-il affirmé. Le département d’État a reconnu que la situation en Irak était loin d’être satisfaisante. « Il y a à l’évidence encore beaucoup de travail à faire », a admis son porte-parole, Richard Boucher.
Les attentats antichiites mettent à nouveau les États-Unis en position d’accusés pour ne pas réussir à assurer la sécurité en Irak et visent clairement à saper les efforts de transition politique en cours, estiment des médias et experts américains.
Ces attentats sont vus comme une réponse sanglante à l’accord survenu lundi dernier sur la loi fondamentale, un pas important vers une normalisation politique. « Ce qui est caractéristique en Irak, c’est que la violence est proportionnelle aux progrès », relève David Phillips, spécialiste de ce pays au Council on Foreign Relations, un institut indépendant de New York.
Certains journaux américains estiment aussi que ces attentats relèvent d’une véritable course entre les tenants du chaos et les efforts pour un retour à une souveraineté irakienne prévu le 30...
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