Rechercher
Rechercher

Actualités

L’Exécutif irakien reprend le débat sur la loi fondamentale

L’Exécutif irakien a repris hier avec plusieurs heures de retard sur l’heure prévue ses discussions sur la loi fondamentale, qui préfigurera la forme des prochaines institutions politiques de l’Irak. Les 25 membres du Conseil de gouvernement provisoire ou leurs représentants ont passé la journée à discuter en petits comités les différents articles du texte qui aurait dû être adopté samedi, conformément à l’accord du 15 novembre 2003 qu’ils ont cosigné avec la coalition. « Ils vont travailler toute la nuit », a déclaré un autre responsable de la coalition en minimisant les désaccords sur les questions cruciales de la place de l’islam dans la loi, les droits de la femme et le fédéralisme, invoquant un débat démocratique et l’art de faire des compromis. La loi en discussion est censée régir le pays jusqu’aux élections générales, prévues en principe fin 2004 ou début 2005. Elle ne devrait pas être signée officiellement avant la fin du deuil chiite de l’Achoura, anniversaire de la mort de l’imam Hussein au VIIe siècle, que les chiites commémorent jusqu’à mercredi, selon un responsable de la coalition. « Les points de divergences sont la relation entre l’islam et la loi, le fédéralisme et la présidence » du pays, a indiqué Ayad al-Samarraï, responsable du Parti islamique irakien du président en exercice du Conseil de gouvernement, Mohsen Abdel Hamid. « La loi est provisoire et tant qu’elle préserve la place de la charia (loi islamique), il ne faut pas insister sur une formule définitive, afin de ne pas retarder la promulgation de ce texte », a-t-il dit. Le conflit tourne autour de l’islam en tant que source exclusive ou non de la législation et autour du fédéralisme exigé par les Kurdes. « Nous pouvons régler ces deux points dans la Constitution » qui doit être rédigée par une Assemblée élue, a affirmé M. Samarraï. Les dirigeants ne sont pas d’accord non plus sur la forme de la présidence du pays : collégiale à trois ou cinq membres, président unique, ou président secondé par deux vice-présidents, a-t-il dit. La représentation des femmes dans les instances dirigeantes est également problématique, les laïcisants menés par Adnane Pachachi demandant qu’elle soit à hauteur de 40 %, les islamistes s’y opposant. Sur le terrain, un soldat estonien de la coalition est décédé samedi après avoir été grièvement blessé par des tirs dans le nord-ouest de Bagdad, a annoncé hier un responsable de la coalition. L’Éstonie participe avec 32 soldats aux forces de la coalition, conduite par les États-Unis en Irak. Un policier irakien a été tué par des tirs d’inconnus contre une patrouille à Kirkouk, où des Turcomans se sont heurtés à des Kurdes, dont des éléments armés ont ensuite saccagé le siège d’un parti turcoman, entraînant la mise en place d’un couvre-feu nocturne dans la ville. Les violences sont quotidiennes dans cette ville d’un million d’habitants où cohabitent difficilement Arabes, Turcomans et Kurdes.

L’Exécutif irakien a repris hier avec plusieurs heures de retard sur l’heure prévue ses discussions sur la loi fondamentale, qui préfigurera la forme des prochaines institutions politiques de l’Irak. Les 25 membres du Conseil de gouvernement provisoire ou leurs représentants ont passé la journée à discuter en petits comités les différents articles du texte qui aurait dû être adopté samedi, conformément à l’accord du 15 novembre 2003 qu’ils ont cosigné avec la coalition. « Ils vont travailler toute la nuit », a déclaré un autre responsable de la coalition en minimisant les désaccords sur les questions cruciales de la place de l’islam dans la loi, les droits de la femme et le fédéralisme, invoquant un débat démocratique et l’art de faire des compromis. La loi en discussion est censée régir le pays...