Pyongyang rejette les accusations US
et exige des compensations préalables
le 25 février 2004 à 00h00
La Corée du Nord a affirmé hier que les accusations américaines selon lesquelles elle poursuivrait un programme d’enrichissement d’uranium étaient « infondées », a rapporté l’agence Chine nouvelle. « Si les États-Unis maintiennent leur demande d’abandon préalable du nucléaire, en essayant d’utiliser la question pour leurs objectifs stratégiques, ce sujet ne pourra jamais être résolu, et les Américains détruiront la base du dialogue », a prévenu un porte-parole du gouvernement stalinien par le biais de l’agence pékinoise. Ces déclarations ont été faites à la veille d’un nouveau cycle de négociations à six (États-Unis, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon, Chine, Russie) sur les programmes d’armement nord-coréens, qui s’ouvre aujourd’hui à Pékin et doit durer au moins trois jours. Le ministère des Affaires étrangères nord-coréen a publié par ailleurs un communiqué ne laissant aucun doute sur les exigences de Pyongyang. « Le plan de gel nord-coréen ne sera mis en œuvre qu’une fois la question des compensations complètement résolue », peut-on lire dans la déclaration. « Si ce cycle de négociations débouche sur une solution “gel d’abord, compensations ensuite”, la Corée du Nord s’y opposera résolument », poursuit le texte. Néanmoins, Pyongyang et Washington ont fait assaut – hier de même – de déclarations de bonnes intentions, jurant de travailler avec patience et souplesse à dénouer les fils d’une crise qui menace l’équilibre régional depuis près de deux ans. Si l’ambiance semble meilleure que lors du premier round de négociations, à Pékin en août dernier, la plupart des observateurs s’accordent à penser qu’il y a peu de chances que les discussions débouchent sur une véritable ouverture. Il règne entre les deux principaux protagonistes un manque de confiance aussi réciproque que flagrant, notent-ils. Petite lueur d’espoir, quand même, du côté de Pyongyang : l’agence japonaise Kyodo a rapporté que des diplomates nord-coréens ont rencontré récemment des responsables de l’AIEA afin d’envisager une reprise des inspections dans le complexe nucléaire de Yongbyon. Il s’agit des premiers contacts substantiels entre l’agence onusienne et les Nord-Coréens depuis que les inspecteurs de l’AIEA ont été expulsés du pays communiste en décembre 2002.
La Corée du Nord a affirmé hier que les accusations américaines selon lesquelles elle poursuivrait un programme d’enrichissement d’uranium étaient « infondées », a rapporté l’agence Chine nouvelle. « Si les États-Unis maintiennent leur demande d’abandon préalable du nucléaire, en essayant d’utiliser la question pour leurs objectifs stratégiques, ce sujet ne pourra jamais être résolu, et les Américains détruiront la base du dialogue », a prévenu un porte-parole du gouvernement stalinien par le biais de l’agence pékinoise. Ces déclarations ont été faites à la veille d’un nouveau cycle de négociations à six (États-Unis, Corée du Nord, Corée du Sud, Japon, Chine, Russie) sur les programmes d’armement nord-coréens, qui s’ouvre aujourd’hui à Pékin et doit durer au moins trois jours. Le...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.