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L’ombre tutélaire du confessionnalisme

À l’Ouest rien de nouveau : l’honnête Sélim Hoss prête son concours analytique à la nouvelle campagne anticorruption. Livrant ses réflexions au Nahar, l’ancien président du Conseil fulmine contre… le respect des lois ! Plus exactement, contre la propension libanaise à se conformer à des prescriptions non écrites qui, à son avis, alimentent et protègent la pourriture. Ces nobles traditions ont pour noms, selon Hoss, le confessionnalisme, le courtage, le piston, les pots-de-vin, l’argent-dieu. « Ces têtes de chapitres d’une corruption exponentielle qui ronge la société libanaise », écrit-il. Il soutient que « le confessionnalisme assure la protection des pourris, des corrupteurs et des hors-la-loi. Le bras de la justice n’arrive pas jusqu’aux grands. Les attaquer hérisse les susceptibilités confessionnelles. Car l’on entend alors monter ce refrain : pourquoi celui-ci et pas celui-là ». Sous-entendu : appartenant à une autre frange communautaire. Hoss lui-même ne trouve pas de telles réactions tout à fait illogiques. Il ajoute en effet qu’il existe « une telle cohue, une telle nuée de contrevenants qu’on se demande par où commencer, ni par où finir, quand il s’agit de réclamer des comptes ». D’où une ruée sans barrières vers les magouilles et l’enrichissement illicite, via les nominations ou les adjudications, voire les projets de développement. Une dernière citation tirée de l’article de Hoss, et qui résume un peu la mentalité locale : « Si vous avez amassé une fortune colossale, vous êtes, aux yeux de la société libanaise, un homme qui a réussi, qui a de l’influence. Et on ne vous demandera pas comment vous y êtes parvenu… » C’est le mot.
À l’Ouest rien de nouveau : l’honnête Sélim Hoss prête son concours analytique à la nouvelle campagne anticorruption. Livrant ses réflexions au Nahar, l’ancien président du Conseil fulmine contre… le respect des lois ! Plus exactement, contre la propension libanaise à se conformer à des prescriptions non écrites qui, à son avis, alimentent et protègent la pourriture. Ces nobles traditions ont pour noms, selon Hoss, le confessionnalisme, le courtage, le piston, les pots-de-vin, l’argent-dieu. « Ces têtes de chapitres d’une corruption exponentielle qui ronge la société libanaise », écrit-il. Il soutient que « le confessionnalisme assure la protection des pourris, des corrupteurs et des hors-la-loi. Le bras de la justice n’arrive pas jusqu’aux grands. Les attaquer hérisse les susceptibilités...