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Un informateur irakien des USA a exagéré ce qu’il savait

Les informations d’un agent irakien recruté par les services américains de renseignements dont la véracité avait été mise en doute ont pourtant été versées à un dossier sur la menace irakienne avant le déclenchement de la guerre, a-t-on appris de sources américaines autorisées. Cet informateur, un agent des renseignements irakiens, avait été mis en contact avec le Pentagone par le Congrès national irakien, le groupe d’opposition en exil d’Ahmed Chalabi. Lors de son débriefing par les agents de la Defense Intelligence Agency (DIA), cet homme avait déclaré que le régime de Saddam Hussein disposait de laboratoires mobiles pour conduire des recherches sur les armes biologiques. Jugées dans un premier temps crédibles, ses affirmations avaient ensuite été remises en question lorsqu’il était apparu évident aux agents chargés de son débriefing qu’il exagérait les informations qu’il connaissait. Soumis à un deuxième test au détecteur de mensonge, l’agent irakien était pris en défaut. « Il a survendu ce qu’il savait sur divers sujets », a déclaré un haut fonctionnaire sous le couvert de l’anonymat. La DIA a donc diffusé en mai 2002 une « fabrication notice » (un avis de fabrication d’information) afin d’attirer l’attention des agences de renseignements sur la faible fiabilité de ses informations. Mais cette notice a visiblement échappé aux analystes chargés de collecter les rapports des différents services de renseignements. Et ses informations sur l’existence de laboratoires mobiles ont été reprises dans le National Intelligence Estimate, une synthèse d’octobre 2002 essentielle dans l’évaluation de la menace irakienne qui a conduit au déclenchement de la guerre.
Les informations d’un agent irakien recruté par les services américains de renseignements dont la véracité avait été mise en doute ont pourtant été versées à un dossier sur la menace irakienne avant le déclenchement de la guerre, a-t-on appris de sources américaines autorisées.
Cet informateur, un agent des renseignements irakiens, avait été mis en contact avec le Pentagone par le Congrès national irakien, le groupe d’opposition en exil d’Ahmed Chalabi.
Lors de son débriefing par les agents de la Defense Intelligence Agency (DIA), cet homme avait déclaré que le régime de Saddam Hussein disposait de laboratoires mobiles pour conduire des recherches sur les armes biologiques.
Jugées dans un premier temps crédibles, ses affirmations avaient ensuite été remises en question lorsqu’il était apparu évident...