Rechercher
Rechercher

Actualités

Une loi pour encadrer le métier attend toujours d’être adoptée

Vu le nombre de personnes travaillant comme volontaires dans le domaine social au Liban, le travail social comme spécialisation a souvent été incompris et entouré d’idées reçues, ce qui a entraîné un certain nombre d’inconvénients pour les travailleurs sociaux. Même avec l’amélioration de la situation, beaucoup de personnes interrogées continuent de relever des lacunes. Frida Abs, directrice de la section du travail social à Haïgazian, fait remarquer que « le métier est loin d’être saturé, mais le secteur privé ne ressent pas toujours le besoin d’engager des assistantes sociales diplômées ». À ce sujet, May Hazzaz, directrice de l’ELFS, considère que « la spécialisation est de plus en plus demandée et appréciée, mais la crise économique freine souvent la création d’emplois ». Elle poursuit : « Il devrait y avoir un bureau social dans chaque institution, que ce soit dans les écoles, les hôpitaux, etc. En fait, il faut concevoir la présence d’un travailleur social comme une nécessité, puisqu’il empêche les problèmes existants d’empirer. » Cette situation, le syndicat des travailleurs sociaux y fait face pour mieux promouvoir une juste conception de la profession. Hoda Slim, présidente du syndicat, parle d’un texte de loi visant à l’organisation du métier et qui... sommeille toujours dans les tiroirs du Parlement. « Cette loi, une fois adoptée, donnera un cadre aux travailleurs sociaux professionnels, explique-t-elle. De plus, elle rendra obligatoire la présence d’un travailleur social dans toutes les institutions qui en ont besoin, surtout dans les écoles officielles qui n’en engagent pas encore. » Elle souligne que « l’importance du rôle du travailleur social, c’est qu’il applique les principes théoriques sur le terrain, assurant la communication au sein d’une équipe ou avec les principaux intéressés, agissant sur la personnalité des individus afin qu’ils prennent leurs vies en main ». Toutes trois affirment que le métier n’est pas saturé, et que leurs départements ne fabriquent pas des chômeurs. Un problème lié à ce métier reste le salaire proposé aux diplômés, toujours pas à la hauteur selon Mme Slim. Ce que n’approuve pas vraiment Mme Hazzaz, qui considère que « le travailleur social est diplômé, et obtient un salaire équivalent à celui de n’importe quel détenteur d’une licence ». Offres d’emploi ou pas, il n’en demeure pas moins que le besoin en travailleurs sociaux augmente au Liban, d’une part parce que les problèmes se multiplient, d’autre part parce que la disparition progressive des tabous les met au grand jour, poussant le public à réclamer des réponses. Mais selon Mme Hazzaz, il y aurait des raisons encore plus profondes à ce phénomène. « Dans le temps, les progrès étaient plus lents, explique-t-elle. Aujourd’hui, la croissance rapide laisse inévitablement certains groupes de personnes marginalisés, faute de moyens modernes leur permettant d’évoluer en parallèle avec la société. Le travailleur social peut les accompagner dans leur recherche de solutions. » Selon elle, le travailleur social intervient à plusieurs niveaux, celui des groupes visés eux-mêmes, celui des institutions privées et étatiques et celui de l’élaboration de législations ou de stratégies nationales.
Vu le nombre de personnes travaillant comme volontaires dans le domaine social au Liban, le travail social comme spécialisation a souvent été incompris et entouré d’idées reçues, ce qui a entraîné un certain nombre d’inconvénients pour les travailleurs sociaux. Même avec l’amélioration de la situation, beaucoup de personnes interrogées continuent de relever des lacunes. Frida Abs, directrice de la section du travail social à Haïgazian, fait remarquer que « le métier est loin d’être saturé, mais le secteur privé ne ressent pas toujours le besoin d’engager des assistantes sociales diplômées ». À ce sujet, May Hazzaz, directrice de l’ELFS, considère que « la spécialisation est de plus en plus demandée et appréciée, mais la crise économique freine souvent la création d’emplois ». Elle poursuit :...