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Actualités - Chronologie

Transfert des pouvoirs : les chiites préparent des solutions de rechange

Les chiites irakiens affirment avoir préparé des solutions de rechange au cas où l’Onu jugerait officiellement impossible d’organiser des élections directes avant le 30 juin, alors que les États-Unis disent vouloir étudier d’autres solutions pour le transfert des pouvoirs. « La marjaiya (direction religieuse chiite) a établi une série de solutions de rechange que nous ne pouvons pas dévoiler maintenant, car nous attendons la réponse de l’Onu », a affirmé cheikh Abdel Mahdi al-Karbalaï, représentant du grand ayatollah Ali Sistani, la référence spirituelle des chiites, majoritaires dans le pays. Le même jour au Koweït, le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, a estimé qu’il serait « extrêmement difficile » de tenir des élections « crédibles et justes » en Irak avant le 30 juin, date prévue pour le transfert des pouvoirs aux Irakiens. L’autorité religieuse des chiites réclame, contre l’avis des Américains, que l’Assemblée nationale transitoire (qui devra désigner le gouvernement auquel la coalition remettra le pouvoir) soit élue au suffrage universel direct avant le 30 juin, et non par un collège de grands électeurs, ainsi que cela est prévu pour l’instant. L’Onu a dépêché la semaine dernière en Irak une mission exploratoire dirigée par Lakhdar Brahimi, conseiller spécial du secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan. M. Brahimi a écarté devant la presse la possibilité d’organiser des élections directes avant le transfert des pouvoirs prévu pour le 30 juin. Il avait toutefois indiqué que l’Onu ferait connaître officiellement ses propositions d’ici à une dizaine de jours. Interrogé sur la chaîne de télévision ABC, l’administrateur civil américain en Irak Paul Bremer a indiqué que son pays était ouvert à toute nouvelle proposition sur le transfert de pouvoir aux Irakiens et écouterait avec « le plus grand sérieux » l’avis de l’Onu sur ce sujet. « Nous allons nous entretenir avec des membres du Conseil de gouvernement transitoire, des dirigeants Irakiens et les Nations unies pour trouver une solution qui permettra l’émergence d’un gouvernement légitime le 30 juin », a-t-il souligné, « il y a des dizaines d’idées qui circulent ».
Les chiites irakiens affirment avoir préparé des solutions de rechange au cas où l’Onu jugerait officiellement impossible d’organiser des élections directes avant le 30 juin, alors que les États-Unis disent vouloir étudier d’autres solutions pour le transfert des pouvoirs.
« La marjaiya (direction religieuse chiite) a établi une série de solutions de rechange que nous ne pouvons pas dévoiler maintenant, car nous attendons la réponse de l’Onu », a affirmé cheikh Abdel Mahdi al-Karbalaï, représentant du grand ayatollah Ali Sistani, la référence spirituelle des chiites, majoritaires dans le pays.
Le même jour au Koweït, le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, a estimé qu’il serait « extrêmement difficile » de tenir des élections « crédibles et justes » en Irak avant le 30 juin,...