Russie
Affaire Rybkine : les étranges
déclarations du candidat disparu
le 12 février 2004 à 00h00
Les premières déclarations à son arrivée à Moscou d’Ivan Rybkine, candidat à la présidentielle russe ayant lancé récemment de vives attaques contre la politique du président Vladimir Poutine et disparu depuis cinq jours, n’ont guère éclairci le mystère.
« Allez-vous retirer votre candidature à la présidentielle ? » demandent les journalistes à l’arrivée de M. Rybkine à l’aéroport de Moscou tard mardi soir, alors que celui-ci avait l’air fatigué et portait des lunettes noires. « J’y pense. Un arbitraire tel que celui qui règne aujourd’hui en politique, je n’avais pas vu ni éprouvé ça depuis 15 ans », répond l’ancien président de la Douma qui assurait quelques heures plus tôt par téléphone à l’agence Interfax qu’il avait simplement pris quelques jours de repos en Ukraine.
« De quel arbitraire parlez-vous ? » demande un journaliste.
« De cet arbitraire qui est partout, comme en Afrique. La seule différence, c’est que là-bas, on mange les gens. Je suis revenu à Moscou comme après une tournée difficile de négociations en Tchétchénie », répond-il dans des déclarations retransmises à la télévision russe hier. M. Rybkine avait négocié avec les indépendantistes à la fin de la première guerre russo-tchétchène en 1996.
« Avez-vous été retenu de force là-bas ? » « Il est difficile de me retenir (de force). Mais je considère qu’il y a là-bas, à Kiev, des gens bien, à qui je dois beaucoup. »
« Que pouvez-vous dire de ce qui s’est passé ? » « Aucun commentaire. J’ai été très troublé des larmes de ma fille au téléphone, et Dieu merci, je suis ici, sur ma terre natale. C’est tout. Je ne dirai rien d’autre et ne ferai aucun commentaire », termine M. Rybkine. L’homme politique, dont la candidature à la présidentielle du 14 mars prochain est soutenue par l’homme d’affaires en exil Boris Berezovski, ennemi juré de Vladimir Poutine, avait disparu le 5 février. Réapparaissant mardi soir en Ukraine, il expliquait avoir « droit à deux ou trois jours de vie privée », ajoutait qu’il se reposait chez des amis et avait coupé tous les téléphones, et s’étonnait de tout le bruit fait autour de lui à Moscou.
Pour le quotidien Kommersant, M. Rybkine va devoir convaincre que sa disparition n’était pas volontaire s’il veut sauver sa carrière politique et poursuivre sa campagne anti-Poutine.
Les premières déclarations à son arrivée à Moscou d’Ivan Rybkine, candidat à la présidentielle russe ayant lancé récemment de vives attaques contre la politique du président Vladimir Poutine et disparu depuis cinq jours, n’ont guère éclairci le mystère.
« Allez-vous retirer votre candidature à la présidentielle ? » demandent les journalistes à l’arrivée de M. Rybkine à l’aéroport de Moscou tard mardi soir, alors que celui-ci avait l’air fatigué et portait des lunettes noires. « J’y pense. Un arbitraire tel que celui qui règne aujourd’hui en politique, je n’avais pas vu ni éprouvé ça depuis 15 ans », répond l’ancien président de la Douma qui assurait quelques heures plus tôt par téléphone à l’agence Interfax qu’il avait simplement pris quelques jours de repos en Ukraine.
« De quel...
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