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Actualités - Chronologie

Les forces de sécurité n’ont pas les moyens de leurs ambitions

La police irakienne a l’intention de mettre en place une « ceinture de sécurité » autour de Bagdad pour tenter de mettre un terme « au crime et au terrorisme », selon son chef, mais elle attend pour cela des... téléphones en état de marche. « Le ministère de l’Intérieur a mené des études et établi des plans pour instaurer une ceinture de sécurité autour de Bagdad et d’autres grandes villes à court terme », explique le chef de la police, le général Ahmed Kazem Ibrahim. Il précise que, dans le cadre de ces plans, la police et les corps de la Défense civile seraient déployés à toutes les entrées et sorties des villes concernées. Le général Ibrahim estime que de telles mesures devraient être prises « dans toutes les villes pour enrayer le crime organisé et le terrorisme ». Les forces de sécurité irakiennes se composent de 67 000 policiers, 9 000 gardes-frontières, quelque 19 000 membres des forces de la Défense civile, 40 000 de la Force de protection des sites (FPS) et environ 1 800 soldats de la nouvelle armée irakienne. À cela s’ajoutent 57 000 gardes de la FPS employés par la coalition, « ce qui porte le nombre des Irakiens travaillant pour les forces de sécurité à environ 193 000 », avait indiqué fin janvier un porte-parole de la coalition. Malgré ces effectifs, le général Ibrahim reconnaît cependant que la mise en place de telles « ceintures » fait face à des obstacles majeurs, tels qu’une pénurie criante en moyens de télécommunication. « L’exécution de ces plans dépend de l’approvisionnement en appareils de communication et des équipements nécessaires, dont l’absence nous paralyse », dit-il. Sans appareils de communication modernes, le QG de la police à Bagdad ne peut se renseigner sur la situation sécuritaire dans les provinces reculées, ajoute-t-il. « Communiquer avec les provinces est très difficile et, souvent, les lignes téléphoniques sont coupées », déplore le responsable irakien. Quant au projet du ministère de l’Intérieur de « créer des unités spéciales pour lutter contre les terroristes », il est tributaire « des programmes de formation spéciale pour combattre le crime et le terrorisme ». Le général Ibrahim exprime toutefois l’espoir que la police reçoive bientôt les équipements requis pour la mise en place des « ceintures de sécurité », avant le 30 juin, date prévue pour la passation des pouvoirs entre la coalition occupant l’Irak et un gouvernement irakien souverain. Il estime que de tels plans se révéleront indispensables, au fur et à mesure que l’armée américaine réduira sa présence à Bagdad pour se redéployer autour de la capitale.
La police irakienne a l’intention de mettre en place une « ceinture de sécurité » autour de Bagdad pour tenter de mettre un terme « au crime et au terrorisme », selon son chef, mais elle attend pour cela des... téléphones en état de marche.
« Le ministère de l’Intérieur a mené des études et établi des plans pour instaurer une ceinture de sécurité autour de Bagdad et d’autres grandes villes à court terme », explique le chef de la police, le général Ahmed Kazem Ibrahim. Il précise que, dans le cadre de ces plans, la police et les corps de la Défense civile seraient déployés à toutes les entrées et sorties des villes concernées. Le général Ibrahim estime que de telles mesures devraient être prises « dans toutes les villes pour enrayer le crime organisé et le terrorisme ».
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