Paris et Berlin étudient les moyens d’assister l’Irak en matière de sécurité
le 17 janvier 2004 à 00h00
La France et l’Allemagne, opposées à la guerre en Irak, ont réaffirmé séparément hier qu’elles étudiaient les moyens d’assister l’Irak dans le domaine de la sécurité, alors que les États-Unis viennent d’annoncer qu’elles pourraient participer à la reconstruction du pays.
« Nous travaillons d’ores et déjà à la possibilité de répondre dans le domaine de la sécurité, en particulier par la création d’une école de gendarmerie, par la formation de la police » une fois que le transfert de souveraineté, prévu le 30 juin, sera effectif, a déclaré hier le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.
Il a toutefois assuré que la question de l’envoi de militaires français en Irak n’était pour l’instant « pas d’actualité » et qu’une assistance en matière de sécurité ne pourrait intervenir qu’en réponse à un pays souverain.
De son côté, le ministre allemand de l’Intérieur, Otto Schily, a fait savoir qu’il se rendrait aux Émirats arabes unis (EAU) pour évoquer les modalités de la formation sur place de policiers irakiens qui doit être assurée par l’Allemagne.
Les déclarations de Paris et Berlin interviennent alors que les États-Unis viennent de faire savoir à ces pays qu’ils pourraient finalement participer à la reconstruction de l’Irak.
En marge du Sommet des Amériques à Monterrey (Mexique), Sean McCormack, porte-parole du Conseil de sécurité nationale de la Maison-Blanche, a déclaré mardi que la France et d’autres nations pourraient être impliquées dans la deuxième phase de reconstruction avec des contrats de 4 à 5 milliards de dollars.
La présidence française a réagi avec prudence jeudi, en déclarant avoir « été informée qu’une redéfinition des conditions d’appels d’offres américains était en cours ». « On en a pris note », a-t-on ajouté de même source.
La France et l’Allemagne, opposées à la guerre en Irak, ont réaffirmé séparément hier qu’elles étudiaient les moyens d’assister l’Irak dans le domaine de la sécurité, alors que les États-Unis viennent d’annoncer qu’elles pourraient participer à la reconstruction du pays.
« Nous travaillons d’ores et déjà à la possibilité de répondre dans le domaine de la sécurité, en particulier par la création d’une école de gendarmerie, par la formation de la police » une fois que le transfert de souveraineté, prévu le 30 juin, sera effectif, a déclaré hier le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin.
Il a toutefois assuré que la question de l’envoi de militaires français en Irak n’était pour l’instant « pas d’actualité » et qu’une assistance en matière de...
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