Basket-ball
NBA : Tony Parker commence à s’essouffler
le 04 février 2004 à 00h00
On appelle ça la rançon de la gloire. Devenu « The Man », l’homme-baromètre des San Antonio Spurs au même titre que le double MVP Tim Duncan, Tony Parker, souffre aujourd’hui sous le poids des responsabilités.
« Il est clair que je dois songer à souffler. Depuis plusieurs semaines, j’ai mal au dos, et la cheville déjà blessée en début de saison me gêne. En NBA, on est sur le parquet tous les soirs, ou presque. C’est vraiment dur et je sais que je devrais me reposer », explique « Tipi », qui se refuse néanmoins à lâcher la barre des champions en titre.
Le sportif préféré de 70 % des Français (seuls Thierry Henry, Amélie Mauresmo et Sébastien Grosjean le devancent), selon un récent sondage, assume donc son statut. En serrant les dents.
« Une saison est toujours faite de hauts et de bas. Les autres équipes aussi ont des problèmes. Je ne vais donc pas chercher d’excuse en évoquant mes problèmes physiques », plaide Parker, tel un vieux briscard qu’il n’est pas encore, à 21 ans seulement.
Régulièrement mis sous pression par son coach, le terrible Gregg Popovich, ancien gradé de l’US Air Force, le meneur français s’efforce d’apporter une réponse claire sur le terrain. « Ma moyenne de passes décisives n’a jamais été aussi élevée, mais “Pop” (Popovich) n’est toujours pas satisfait », indique-t-il dans une allusion directe à l’arrivée aux Spurs de Charlie Ward. Ce meneur en provenance des Knicks de New York doit servir de doublure à Parker pour lui permettre de gagner quelques minutes sur le banc.
« Charlie représente un renfort de choix: il sait tenir la balle et shoote correctement à trois points. C’est un joueur expérimenté, avec dix ans de NBA derrière lui, qui va bien nous aider », commente sobrement Parker.
Alors qu’il sera « free agent » (en fin de contrat) l’été prochain, sa situation a toutefois amené Parker à faire une grosse concession à ses employeurs. « Il s’agit de l’équipe de France, soupire Tony, très attaché à la défense du basket tricolore. Je ne la rejoindrai pas à l’automne pour les éliminatoires de l’Euro 2005. Les Spurs ne peuvent pas me refuser une sélection, mais ils aimeraient me voir prendre du repos. Je reviendrai donc chez les Bleus en 2005. »
Faut-il aussi voir dans cette décision une forme de désengagement après la grosse frustration née de l’Euro manqué en Suède au mois de septembre? Parker balaie franchement l’hypothèse et s’en offusquerait presque. « Je ne veux même pas parler de cela. J’ai juste besoin d’une coupure pour pouvoir ensuite enchaîner à un moment important de ma carrière. Je joue en équipe de France depuis l’âge de 14 ans, tous les étés. Pour moi, la sélection a toujours été parmi mes priorités et reste une grosse source de motivation. »
Alors qu’un juteux contrat de 70 millions de dollars lui sera proposé à partir de la saison prochaine, Tony Parker peut légitimement préférer soigner ses bleus au corps, même s’il garde la bannière bleue chevillée au cœur. Surtout quand il compare son futur contrat à la prime de... 1 065 euros versée par la fédération française à chaque cape internationale.
On appelle ça la rançon de la gloire. Devenu « The Man », l’homme-baromètre des San Antonio Spurs au même titre que le double MVP Tim Duncan, Tony Parker, souffre aujourd’hui sous le poids des responsabilités.
« Il est clair que je dois songer à souffler. Depuis plusieurs semaines, j’ai mal au dos, et la cheville déjà blessée en début de saison me gêne. En NBA, on est sur le parquet tous les soirs, ou presque. C’est vraiment dur et je sais que je devrais me reposer », explique « Tipi », qui se refuse néanmoins à lâcher la barre des champions en titre.
Le sportif préféré de 70 % des Français (seuls Thierry Henry, Amélie Mauresmo et Sébastien Grosjean le devancent), selon un récent sondage, assume donc son statut. En serrant les dents.
« Une saison est toujours faite de hauts et de bas. Les autres...
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