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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Prises de bénéfices sur l’euro

L’euro a marqué une pause dans son ascension quotidienne face au dollar hier sur les marchés des changes en raison de prises de bénéfices, à la veille de la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la BCE. Les opérateurs, qui attendent de savoir où se trouve le seuil de tolérance des banques centrales face à la chute du dollar, semblent donc préoccupés par ce que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, va dire à ce sujet à l’issue de cette réunion pour déceler dans ses propos toute éventuelle trace de préoccupation après l’appréciation de l’euro. Mais s’il choisit par contre d’ignorer la flambée de la monnaie unique, un tel mutisme sera interprété comme un signal pour vendre encore plus de dollars. C’est ainsi que la correction des excès commis à la baisse du billet vert hier n’a pu inverser la tendance générale du marché, qui pourrait à n’importe quel moment envoyer à nouveau l’euro vers des sommets. De ce fait, les propos tenus par le secrétaire US au Trésor, John Snow, rassurant les investisseurs sur la santé de l’économie US et sur l’attachement des États-Unis à un dollar fort n’ont eu aucun impact sur la tendance, surtout après qu’il eut indiqué que le taux de change d’une monnaie doit être fixé « sur des marchés libres et concurrentiels ». Il n’en demeure pas moins que le dollar s’est trouvé quelque peu soutenu par les rumeurs d’intervention de la Banque du Japon pour juguler la hausse du yen ainsi que par la détérioration de la confiance économique dans la zone euro, en décembre, selon le résultat de deux enquêtes de conjoncture menées par la Commission européenne. Il s’est ainsi négocié à New York sur un ton résistant, dans un climat attentiste, à 1,2640 pour un euro contre 1,2735 la veille, à 1,8175 pour un sterling contre 1,8235, à 1,24 FS contre 1,2320 et à 106,28 yens contre 106,20. En Bourse, les marchés US étaient encore une fois mitigés, en l’absence de nouvelles économiques significatives. Selon les professionnels, l’envolée de Wall Street en 2003 grâce à la reprise économique ne cesse de nourrir des courants de ventes bénéficiaires dès le début de cette année, alors que la bonne performance des semi-conducteurs soutenait toujours le Nasdaq. Quant aux Bourses européennes, elles ont continué de battre en retraite, inquiétées par la faiblesse du dollar, alors que l’activité tarde à décoller en ce début d’année en attendant les premières nouvelles des entreprises. À Beyrouth, le dollar était recherché sur le marché secondaire à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, entre 1 516 et 1 517 LL, pour le règlement d’achats antérieurs par certaines banques de certificats de dépôt émis par elle à 3 ans. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 8 732 actions A de Solidere de 4,40 à 4,60 $ et la baisse de 50 actions B de la même société de 4,37 à 4,35 $, alors que 4 000 actions C de la Bank of Beirut et 200 actions du Beirut Interbank Fund se maintenaient à 7,82 $ et à 108 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro a marqué une pause dans son ascension quotidienne face au dollar hier sur les marchés des changes en raison de prises de bénéfices, à la veille de la réunion aujourd’hui du conseil des gouverneurs de la BCE. Les opérateurs, qui attendent de savoir où se trouve le seuil de tolérance des banques centrales face à la chute du dollar, semblent donc préoccupés par ce que le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, va dire à ce sujet à l’issue de cette réunion pour déceler dans ses propos toute éventuelle trace de préoccupation après l’appréciation de l’euro. Mais s’il choisit par contre d’ignorer la flambée de la monnaie unique, un tel mutisme sera interprété comme un signal pour vendre encore plus de dollars. C’est ainsi que la correction des excès commis à la baisse du billet vert hier n’a...