Il n’en fut rien et quatorze matches plus tard, le PSG (35 pts) fait jeu égal avec le double champion de France en titre, Lyon (2e), qu’il a tenu en échec à Gerland (1-1) juste avant la trêve.
Même l’élimination à Gueugnon en Coupe de la Ligue et la défaite à domicile face à Lens en L1, fin octobre, n’ont pu ouvrir la traditionnelle crise automnale du PSG. Pas plus que les piques adressées publiquement par Halilhodzic à certains de ses joueurs.
« La claque à Montpellier (défaite 3-2 fin août, 5e journée) a en fait servi de déclic », analyse avec le recul le gardien Jérôme Alonzo. Après la déconvenue montpelliéraine, les Parisiens ont rétabli le cap en remportant cinq matches consécutifs, allant même battre Sochaux au stade Bonal, une forteresse pourtant imprenable 29 matches durant.
Défense imperméable
Fin septembre, la victoire à dix contre onze à Guingamp (2-0, 7e journée) a été un autre déclic. Le puzzle s’est mis en place : le recul du capitaine Frédéric Déhu en défense centrale, l’affirmation de Jérôme Alonzo dans les buts et le réveil de Pauleta, jusque-là en sommeil, ont permis le spectaculaire rétablissement du PSG.
La défense est devenue imperméable (seulement 7 buts encaissés lors des quatorze derniers matches, 4e défense de L1) et l’équipe redoutable à l’extérieur (2e de L1, 18 points pris). Résultat : une troisième place après dix journées.
Depuis, les Parisiens n’ont plus quitté la zone « européenne », se payant le luxe d’aller battre l’OM à Marseille (1-0). La robustesse du duo Mbami-Cana au milieu défensif, la verve retrouvée de Fiorèse (6 buts) et l’avènement du Brésilien Reinaldo (6 buts) ont continué à alimenter la machine parisienne.
Restait, pour s’affirmer comme un candidat sérieux à la Ligue des champions, à se montrer plus convaincant au Parc des princes, ce que le PSG s’est attaché à faire en décembre (victoires contre Strasbourg et Bordeaux). Fin janvier, après deux rencontres à domicile (Lille, Metz) et un voyage à Monaco, Paris saura s’il peut vraiment miser sur la C1.
En attendant, les amateurs d’arabesques techniques et de jeu léché peuvent bien déplorer que Paris offre le visage buriné de l’ouvrier plutôt que le faciès glamour de la star de cinéma. Pour l’heure, c’est là le secret de sa réussite.

