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Changes et Bourses Nouveau record historique de l’euro


L’euro a établi un nouveau record historique de hausse en franchissant hier le seuil de 1,24 $ (à 1,2420 $) sur les marchés des changes pour la première fois de son histoire, alors que le billet vert restait miné par l’ampleur des déficits des comptes courant et budgétaire US. De plus, les craintes de risques géopolitiques après la multiplication des attentats terroristes en Irak, malgré la capture du président déchu Saddam Hussein, ont aussi pesé sur le dollar. Il en est de même de la baisse de 0,2 % des prix à la consommation et de 0,3 % des prix à la production aux États-Unis en novembre, excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt US, contrairement à la zone euro où l’accélération de l’inflation pendant la même période (+2,2 % sur un an contre un objectif de 2 % en 2003), renforçait les perspectives de hausse des taux et privilégiait la monnaie européenne. Enfin, les rumeurs selon lesquelles la BCE n’interviendrait que si la monnaie unique devait passer au-dessus du seuil de 1,35 $ ont relancé les spéculations à la baisse du dollar. Cela d’autant que les investisseurs venaient d’apprendre du chef économiste de la BCE qu’il est peu préoccupé par la vigueur de l’euro, estimant que son niveau actuel « correspond à sa moyenne de long terme recalculée à partir de l’évolution des 12 monnaies qui lui ont donné naissance au cours des 20 dernières années ». Dans ce contexte, il n’est guère surprenant que les opérateurs s’emploient à faire progresser la devise européenne vers de nouveaux sommets, indique-t-on dans les milieux cambistes, car il y a encore de la marge avant que la BCE n’intervienne. C’est ainsi qu’à New York, le dollar s’est finalement négocié sur un ton faible à 1,2405 pour un euro contre 1,2325 la veille, à 1,7660 pour un sterling contre 1,7550, à 1,2545 FS contre 1,2595, mais à 107,43 yens contre 107,45 dans la crainte d’une attaque-éclair de la Banque du Japon.
En Bourse, les marchés US étaient mitigés à la clôture, souffrant de ventes bénéficiaires avant l’expiration simultanée des contrats à terme et d’options sur indices boursiers demain. Ce mouvement est intervenu en dépit de bonnes nouvelles de sociétés, dont celles de Lehman Brothers et de Bear Stearns, qui ont annoncé des résultats nettement meilleurs que prévu pour le 4e trimestre. Il en est de même des Bourses européennes qui ont commencé à s’essouffler avant les fêtes de Noël dans une ambiance prudente face à la chute du dollar.
À Beyrouth, le dollar continuait à être recherché sur le marché secondaire par certaines banques à des cours supérieurs au haut de la fourchette d’intervention de la BDL, soit entre 1 516,50 et 1 517,50 LL, pour le règlement de leurs achats de certificats de dépôts émis par la BDL à 3 ans.
À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 91 040 actions A et de 8 476 actions B de Solidere de respectivement 4,40 à 5 $ et de 4,49 à 4,69 $, et la baisse de 7 281 actions C de la Byblos Bank de 1,70 à 1,69 $, alors que 4 150 certificats GDR de la Blom Bank se maintenaient à 23 $.
Élie KAHWAGI
L’euro a établi un nouveau record historique de hausse en franchissant hier le seuil de 1,24 $ (à 1,2420 $) sur les marchés des changes pour la première fois de son histoire, alors que le billet vert restait miné par l’ampleur des déficits des comptes courant et budgétaire US. De plus, les craintes de risques géopolitiques après la multiplication des attentats terroristes en Irak, malgré la capture du président déchu Saddam Hussein, ont aussi pesé sur le dollar. Il en est de même de la baisse de 0,2 % des prix à la consommation et de 0,3 % des prix à la production aux États-Unis en novembre, excluant tout prochain relèvement des taux d’intérêt US, contrairement à la zone euro où l’accélération de l’inflation pendant la même période (+2,2 % sur un an contre un objectif de 2 % en 2003), renforçait les...