Washington dispose désormais d’un nouvel atout sur la scène internationale
le 15 décembre 2003 à 00h00
La capture samedi de Saddam Hussein donne un atout à Washington sur la scène internationale, à la veille d’une délicate tournée en Europe de l’ancien secrétaire d’État James Baker, émissaire du président George W. Bush. Cette arrestation après des mois de traque permet d’éclipser la polémique sur l’exclusion des contrats de reconstruction américains des pays qui se sont opposés à la guerre, même si ce répit pourrait n’être que superficiel. Les dirigeants des pays les plus hostiles au conflit se sont voulus consensuels en se félicitant rapidement de la nouvelle, tout en rappelant discrètement leur souhait de voir l’occupation de l’Irak s’achever au plus vite. Certains analystes américains étaient toutefois sceptiques sur les effets à long terme de cette arrestation pour ressouder la communauté internationale. « Temporairement, cela donne à l’évidence un atout à l’Administration Bush », estime Judith Kipper, du Council on Foreign Relations, un centre d’études internationales, mais à plus long terme « il reste à voir si cela va modifier la politique américaine sur l’Irak ou changer l’attitude de certains pays européens ». Une fois la période d’euphorie et de félicitations passée, les problèmes de sécurité, de rapidité du transfert de pouvoir aux Irakiens ou encore l’attribution controversée des contrats de reconstruction de l’Irak « risquent d’être toujours là », souligne-t-elle. Cette arrestation survient à la veille du départ de Washington de l’ancien secrétaire d’État du président Bush-père, James Baker, pour une délicate mission visant à plaider pour un allégement de la dette irakienne (120 milliards de dollars au total) auprès de cinq grandes capitales européennes.
La capture samedi de Saddam Hussein donne un atout à Washington sur la scène internationale, à la veille d’une délicate tournée en Europe de l’ancien secrétaire d’État James Baker, émissaire du président George W. Bush.Cette arrestation après des mois de traque permet d’éclipser la polémique sur l’exclusion des contrats de reconstruction américains des pays qui se sont opposés à la guerre, même si ce répit pourrait n’être que superficiel.Les dirigeants des pays les plus hostiles au conflit se sont voulus consensuels en se félicitant rapidement de la nouvelle, tout en rappelant discrètement leur souhait de voir l’occupation de l’Irak s’achever au plus vite.Certains analystes américains étaient toutefois sceptiques sur les effets à long terme de cette arrestation pour ressouder la communauté...
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