Dans ce groupe (B) très serré de la C1, mené par le Lokomotiv Moscou (8 points), tout est possible, y compris une élimination pure et simple du club anglais des coupes d’Europe, si Arsenal (7 pts) perdait son match et si le Dynamo Kiev (dernier du groupe à seulement une longueur d’Arsenal et de l’Inter) concédait le nul face à l’Inter Milan.
Plus sûrement, si Arsenal ne gagnait pas ce match décisif, il risquerait d’être reversé en coupe de l’UEFA (C3) selon le résultat de son rival italien, l’Inter Milan.
La clé de ce match dépend de la titularisation ou non de l’attaquant français des Gunners, Thierry Henry, qui s’est blessé à une jambe à l’entraînement, la semaine dernière.
« Il y a un grand point d’interrogation concernant Henry, mais Patrick Vieira tiendra sa place, mercredi », avait révélé l’entraîneur français Arsène Wenger, samedi, à l’issue du match nul (1-1) obtenu à Leicester en championnat.
L’éclatante victoire (5-1) d’Arsenal à San Siro, le 25 novembre, contre l’Inter Milan, au cours de laquelle Thierry Henry avait réussi un doublé, ne suffira pas pour une qualification au tour suivant en Coupe d’Europe si Arsenal perd contre le Lokomotiv Moscou.
« Match vital »
« Il nous reste beaucoup à faire. La victoire à Milan ne voudra rien dire si nous sommes éliminés. Elle voudra dire beaucoup si nous nous qualifions. Nous sommes dans une position ou seule la victoire compte. Nous devons gérer la pression et nous montrer patient si nous ne parvenons pas à ouvrir le score rapidement. Mais tactiquement c’est simple : il nous faut une victoire », a affirmé Wenger.
« Idéalement nous souhaitons qu’Henry soit titulaire, mais le plus important est que les titulaires soient au mieux de leur forme. Je ne fais jouer que des joueurs à cent pour cent (de leurs capacités) », a ajouté Wenger.
« C’est un match important, vital. Si nous concédons un but, ce sera très difficile car les Russes savent défendre », affirmait Wenger, hier, sur le site Internet du club (www.arsenal.com).
Les Russes ont préparé leur match dans le sud-est de l’Espagne où leur camp d’entraînement est basé à Marbella. « Ils ont pu se reposer et bien préparer ce match. Mais il est difficile de prédire quel effet cela peut avoir sur l’équipe. Est-ce leur fraîcheur (physique) ou le manque de compétition qui primera », se demande avec angoisse Arsène Wenger.

