Le chef de la diplomatie américaine a assuré, avant son départ de Marrakech (Sud) que cette « feuille de route » « n’est pas du tout morte. Elle est là, c’est un document qui vit ».
M. Powell a indiqué que « les deux bords (israéliens et palestiniens) ont des obligations » au terme de ce plan qui prévoit d’aller par étapes vers un État palestinien, fin 2005.
Il a toutefois mis l’accent sur les efforts à accomplir par le camp palestinien pour faire cesser la violence afin de créer un climat qui permette de relancer ce projet, actuellement au point mort. « J’espère que nous allons pouvoir aller dans la direction indiquée par la “feuille de route” dans un proche avenir. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un engagement de la part du nouveau Premier ministre (palestinien) Abou Alaa (Ahmed Qoreï) de combattre le terrorisme, de faire cesser les activités terroristes, non pas juste avec des paroles, mais avec des actes », a-t-il dit.
« Quand cela se produira, je pense que les conditions existeront à nouveau pour aller sur la voie montrée par la “feuille de route” », a ajouté le secrétaire d’État. Il a également réaffirmé que l’accueil positif réservé aux efforts des auteurs de l’Initiative de Genève, un plan de paix officieux, ne signifiait pas que Washington s’écartait de la « feuille de route », endossée par les États-Unis, l’Onu, l’Union européenne et la Russie.
M. Powell effectue une tournée dans les pays du Maghreb qui l’a conduit mardi à Tunis, avant de se rendre à Marrakech pour des entretiens avec le roi du Maroc Mohammed VI notamment. Il est arrivé dans l’après-midi à Alger, d’où il est reparti dans la soirée pour une réunion de l’Otan à Bruxelles, aujourd’hui jeudi.
Le chef de la diplomatie américaine a salué les réformes en cours au Maroc, évoquant les récentes élections et l’évolution des droits de la femme. « J’ai complimenté Sa Majesté pour ses initiatives et j’ai souligné la nécessité d’avancer dans ce type de réformes », a dit M. Powell.
La question des droits de l’homme a été évoquée, a encore indiqué le secrétaire d’État, ajoutant sans autre précision que des « cas spécifiques » avaient été soulevés avec les autorités marocaines. Le secrétaire d’État a enfin annoncé, sans donner de chiffres, que son pays allait « quadrupler » dans les prochaines années l’aide économique au royaume et doubler l’aide militaire.

