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Lituanie Le Parlement examine la destitution du président Paksas

Le Parlement lituanien a adopté hier le rapport de la commission parlementaire sur des liens entre la présidence et la mafia, en vue de lancer une procédure de destitution du chef de l’État, Rolandas Paksas.
Mais ce dernier a contre-attaqué dans une déclaration radiotélévisée, en rejetant les accusations de la commission et affirmant qu’on cherchait à le détruire politiquement.
« Je pense qu’en m’accusant sans preuve de crimes non existants, la commission parlementaire a confirmé durant l’enquête et avec ses conclusions que son seul objectif est de me faire partir, par tous les moyens », a-t-il affirmé.
Le rapport a été adopté par 70 voix contre 16 et 10 abstentions. 45 députés n’ont pas participé au vote.
Immédiatement après le vote, Eligijus Masiulis, chef du groupe libéral-centriste au Parlement, a annoncé qu’un comité avait été chargé de rassembler des signatures pour lancer la procédure de destitution. 36 signatures sont nécessaires pour lancer la procédure de destitution et 85 votes sur 141 pour entériner cette démission forcée. M. Masiulis s’est refusé à préciser à quel moment cette collecte commencerait.
La rapidité des développements de la crise semble liée aux prochaines échéances du pays. La Lituanie est à moins de cinq mois de son adhésion à l’Union européenne et à l’Otan. Si une nouvelle élection présidentielle devait être organisée, elle devrait l’être rapidement.
Hier la presse a jugé que les conclusions parlementaires avaient sonné le glas de l’ancien pilote acrobate qui l’avait emporté il y a moins d’un an, le 5 janvier, contre toute attente face au favori de la présidentielle, le chef d’État sortant Valdas Adamkus. « Un arrêt de mort politique a déjà été signé », titrait le plus important quotidien Lietuvos Rytas.
Le Parlement lituanien a adopté hier le rapport de la commission parlementaire sur des liens entre la présidence et la mafia, en vue de lancer une procédure de destitution du chef de l’État, Rolandas Paksas.Mais ce dernier a contre-attaqué dans une déclaration radiotélévisée, en rejetant les accusations de la commission et affirmant qu’on cherchait à le détruire politiquement.« Je pense qu’en m’accusant sans preuve de crimes non existants, la commission parlementaire a confirmé durant l’enquête et avec ses conclusions que son seul objectif est de me faire partir, par tous les moyens », a-t-il affirmé.Le rapport a été adopté par 70 voix contre 16 et 10 abstentions. 45 députés n’ont pas participé au vote.Immédiatement après le vote, Eligijus Masiulis, chef du groupe libéral-centriste au Parlement, a...