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Ouverture syrienne : Shalom répond que « parler ne suffit pas »(PHOTO)

Réagissant aux déclarations de Bachar el-Assad sur une relance du dialogue israélo-syrien, le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a estimé hier soir à son arrivée à Naples pour le sommet de l’Euromed que « parler ne suffisait pas » et a posé des conditions à la tenue de pourparlers de paix avec la Syrie.
Bachar el-Assad a affirmé dans une interview au New York Times parue lundi ne pas avoir posé de conditions préalables pour une reprise des discussions avec Israël, qui, si elles réussissent, pourraient conduire à établir des relations totales et normales avec Israël.
Mais le gouvernement d’Ariel Sharon a rejeté l’exigence syrienne que les « négociations reprennent là où elles se sont arrêtées », en janvier 2000, lorsque le gouvernement travailliste israélien de l’époque, dirigé par Ehud Barak, avait accepté un retrait de la très grande partie du Golan, mais non jusqu’aux lignes du 4 juin 1967 avant la guerre israélo-arabe et l’occupation de cette région.
« Nous espérons voir les Syriens prendre une part active dans le processus de paix en mettant un terme au terrorisme et à la violence provenant de son territoire », a ajouté M. Shalom à l’issue d’une rencontre avec son homologue jordanien, Marwan Moasher. « S’ils ferment les camps d’entraînement des extrémistes, s’ils stoppent les chargements qui parviennent au Hezbollah à travers l’aéroport de Damas, s’ils veulent reprendre les négociations avec Israël sans préconditions, nous prendrons naturellement en considération très sérieusement (cette volonté) », a poursuivi M. Shalom.
Plus tôt, le vice-Premier ministre israélien Ehud Olmert s’était déclaré « plutôt sceptique » sur la volonté du président syrien de reprendre des négociations sans conditions préalables, tout en soulignant qu’il faut malgré tout « vérifier » cette ouverture.
Par ailleurs, le président égyptien Hosni Moubarak a appelé hier son homologue américain George W. Bush à privilégier le « dialogue » avec la Syrie afin de « préserver la stabilité de la région », a annoncé une source officielle égyptienne.
M. Moubarak a en outre reçu hier matin l’émissaire américain au Proche-Orient, William Burns, avec lequel il avait discuté de la situation dans les territoires palestiniens et en Irak.
Réagissant aux déclarations de Bachar el-Assad sur une relance du dialogue israélo-syrien, le chef de la diplomatie israélienne Sylvan Shalom a estimé hier soir à son arrivée à Naples pour le sommet de l’Euromed que « parler ne suffisait pas » et a posé des conditions à la tenue de pourparlers de paix avec la Syrie.Bachar el-Assad a affirmé dans une interview au New York Times parue lundi ne pas avoir posé de conditions préalables pour une reprise des discussions avec Israël, qui, si elles réussissent, pourraient conduire à établir des relations totales et normales avec Israël. Mais le gouvernement d’Ariel Sharon a rejeté l’exigence syrienne que les « négociations reprennent là où elles se sont arrêtées », en janvier 2000, lorsque le gouvernement travailliste israélien de l’époque, dirigé par Ehud...