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Pour la presse, « Dieu est anglais »

La presse britannique a multiplié les superlatifs hier pour saluer la victoire de l’équipe d’Angleterre dans la Coupe du monde et encenser Jonny Wilkinson, auteur du drop de dernière minute qui a permis à son équipe de l’emporter face l’Australie.
« Champions du monde », exulte The Sunday Telegraph au-dessus d’une photo de Wilkinson marquant son drop. L’ouvreur-buteur, qui fait la une de l’ensemble des journaux dominicaux britanniques, déchaîne tout particulièrement les passions.
The Sunday Times estime que « le terme de star n’est plus suffisant pour qualifier Wilkinson » et suggère de l’appeler tout simplement « Roi du monde ». The Sunday Telegraph propose de son côté un sobre « Le meilleur ».
« Dieu est vraiment anglais », écrit The Mail on Sunday. « Le merveilleux Wilko n’est pas de ce monde », relaie The Sunday Express.
« Drop du monde », jubile également News of the World. « Un drop en or pur », renchérit The Sunday Express, alors que The Observer titre sur « les héros de l’Angleterre », qui ont permis à la nation de devenir la première de l’hémisphère Nord à remporter le trophée William Webb Ellis.
« Enfin, 37 ans, 114 jours, 17 heures et 53 minutes plus tard, nous sommes de nouveau champions du monde », écrit Daily Star, faisant référence à la victoire de l’Angleterre sur son sol dans la Coupe du monde de football en 1966, jusqu’à samedi le seul titre mondial de son histoire dans un sport collectif.
Les journaux s’avouent par ailleurs ravis du fait que la victime de l’Angleterre en finale soit l’Australie, un pays qui n’a cessé d’accuser le XV de la Rose de jouer un rugby « ennuyeux ».

Dynamique
« Le plaisir est décuplé parce que la victoire a été acquise aux dépens de l’Australie, une nation qui a poussé ces dernières années trop loin ses sarcasmes en nous traitant de “has been” et de “losers” », estime The Mail on Sunday. « Ils disaient que nous étions ennuyeux, mais ils ne peuvent plus le dire maintenant », conclut le journal.
The Sunday Mirror est plus mesuré en affirmant que les joueurs australiens ont contribué à faire de cette finale « un magnifique exemple de sportivité », ne serait-ce qu’en « applaudissant la victoire anglaise alors qu’ils en avaient certainement gros sur le cœur ».
Pour The Observer, le « rugby n’aurait pas pu souhaiter une fin plus enthousiasmante à ce grand tournoi, l’Angleterre une récompense plus appropriée pour des années de sueur et de labeur et Wilkinson un drop-goal encore mieux minuté d’ici à la fin de ses jours ».
Pour beaucoup de commentateurs, la victoire anglaise va créer une dynamique dont va profiter le sport anglais tout entier. Le drop de Wilkinson « apportera davantage au sport britannique que tout ce qui s’est passé depuis la victoire lors de la Coupe du monde de football en 1966 », résume The Sunday Express.
« Ce que cette superbe équipe de rugby a légué à toutes les équipes anglaises ouvre des perspectives suprêmes », assure The Sunday Telegraph, en soulignant que la victoire anglaise constitue « le plus précieux de tous les héritages. »
La presse britannique a multiplié les superlatifs hier pour saluer la victoire de l’équipe d’Angleterre dans la Coupe du monde et encenser Jonny Wilkinson, auteur du drop de dernière minute qui a permis à son équipe de l’emporter face l’Australie.« Champions du monde », exulte The Sunday Telegraph au-dessus d’une photo de Wilkinson marquant son drop. L’ouvreur-buteur, qui fait la une de l’ensemble des journaux dominicaux britanniques, déchaîne tout particulièrement les passions.The Sunday Times estime que « le terme de star n’est plus suffisant pour qualifier Wilkinson » et suggère de l’appeler tout simplement « Roi du monde ». The Sunday Telegraph propose de son côté un sobre « Le meilleur ».« Dieu est vraiment anglais », écrit The Mail on Sunday. « Le merveilleux Wilko n’est pas de ce monde...