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La France lève les derniers doutes (photos)

En s’imposant samedi avec autorité 3-0 face à l’Allemagne chez elle, l’équipe de France a fait un premier pas ambitieux vers l’Euro 2004.
Après une campagne de qualification parfois jugée trop facile, les Français étaient attendus au tournant face aux vice-champions du monde.
Au résultat – le plus gros score de la France contre l’Allemagne depuis le 6-3 de la Coupe du monde de 1958 à Göteborg –, les partenaires de Zinédine Zidane ont ajouté la manière.
Parfois secoués par une Nationalmannschaft qui a beaucoup misé sur le défi athlétique, les Tricolores n’ont jamais paniqué et fait preuve d’un réalisme qui sied d’ordinaire aux équipes... allemandes.
Le sélectionneur des Bleus Jacques Santini, qui se refuse d’ordinaire à évoquer le Portugal, a concédé après la rencontre que les champions d’Europe étaient déjà tournés vers la défense de leur titre.
« Même si on s’est défendu avant cette rencontre de préparer le Portugal, on est dans cette phase-là », a-t-il dit.
Trois autres adversaires de gros calibres se présentent désormais sur la route des Français : la Belgique, les Pays-Bas et le Brésil.
« C’était une rencontre où il fallait, à travers des repères collectifs, franchir une étape contre un adversaire de haut niveau », a expliqué Santini.
Personne n’avait oublié que le dernier adversaire de « haut niveau » qui s’était dressé sur la route des champions d’Europe, la République tchèque, avait gagné 2-0 au stade de France. L’affront est lavé.

Bilan impressionnant
Au contraire de son homologue allemand Rudi Völler, qui doit espérer que son équipe ne sera pas trop longtemps traumatisée par l’humiliation vécue à l’AufSchalke Arena, Santini peut continuer ses petits réglages en toute sérénité.
Depuis sa prise de fonctions en juillet 2002, les Bleus présentent un bilan impressionnant : en 19 rencontres, ils n’ont perdu qu’une fois, concédé un match nul ; ils ont marqué 55 buts, n’en encaissant que huit.
En attaque, le duo Thierry Henry-David Trezeguet a encore apporté la preuve de sa fiabilité et de sa complémentarité.
Le Gunner, premier buteur des Bleus samedi, a servi l’avant-centre de la Juventus sur le deuxième but.
« Trezegol », auteur du doublé, compte aujourd’hui 28 buts en 48 sélections.
Au milieu de terrain, si Robert Pires est apparu un peu en retrait, Santini peut toujours compter sur Zinédine Zidane, qui fait étalage de sa classe à chacune de ses sorties en Bleu.
Olivier Dacourt a une nouvelle fois montré qu’il était une alternative très crédible à Patrick Vieira, blessé et absent en Allemagne.
Le milieu défensif de l’AS Rome a pris beaucoup de coups, conséquence de son activité incessante dans l’entrejeu, aux côtés du toujours très fin Claude Makelele.
Mais c’est la défense qui pose a priori le plus de problèmes.
À Gelsenkirchen, le sélectionneur a fait d’une pierre deux coups.

Pas d’euphorie
Marcel Desailly blessé, il a titularisé Lilian Thuram dans l’axe et Willy Sagnol sur le côté droit. Thuram, déjà sélectionné à ce poste qu’il affectionne lors du dernier match éliminatoire contre Israël (3-0), s’est une nouvelle fois montré très à l’aise dans son rôle de défenseur central.
Quant à Sagnol, il a confirmé les excellentes dispositions affichées lors de la Coupe des confédérations.
Grand chantier de Santini à son arrivée, la défense est en train de prendre forme. Bixente Lizarazu est l’indiscutable titulaire à gauche et peut être remplacé par Mikaël Silvestre, qui évolue aussi bien dans l’axe.
Une éventuelle défection de Desailly peut être palliée par Thuram, la charnière la plus plausible restant le duo de Chelsea Desailly-William Gallas.
Mais si Thuram était amené à jouer dans l’axe, Sagnol pourrait sans rougir occuper le flanc gauche.
Toutes ces options réduisent un peu plus les chances de Philippe Mexès de figurer dans le groupe des 23 pour l’Euro.
Appelé chez les Espoirs pour disputer le huitième de finale contre le Portugal, l’Auxerrois semble de plus légèrement distancé par son équipier en Bourgogne, Jean-Alain Boumsong.
Djibril Cissé, double buteur à Guimaraes samedi (2-1 pour les Bleuets), a pour sa part confirmé ses prétentions pour l’Euro portugais.
Fabien Barthez ne joue pas en club, mais reste l’incontestable numéro un pour Santini qui a quand même décidé de faire jouer Grégory Coupet en Allemagne.
Le gardien de l’Olympique lyonnais a réalisé une bonne partie, effectuant deux arrêts importants sur un coup franc de Michael Ballack et sur une tentative de Fredi Bobic.
« Il fallait montrer à l’ensemble du groupe que l’on peut gagner avec des changements de joueurs », a commenté Santini.
Une manière de préserver la dynamique d’un groupe qui ne veut pas verser dans l’euphorie pour éviter une nouvelle désillusion après la débâcle de la Coupe du monde 2002.
En s’imposant samedi avec autorité 3-0 face à l’Allemagne chez elle, l’équipe de France a fait un premier pas ambitieux vers l’Euro 2004.Après une campagne de qualification parfois jugée trop facile, les Français étaient attendus au tournant face aux vice-champions du monde.Au résultat – le plus gros score de la France contre l’Allemagne depuis le 6-3 de la Coupe du monde de 1958 à Göteborg –, les partenaires de Zinédine Zidane ont ajouté la manière.Parfois secoués par une Nationalmannschaft qui a beaucoup misé sur le défi athlétique, les Tricolores n’ont jamais paniqué et fait preuve d’un réalisme qui sied d’ordinaire aux équipes... allemandes.Le sélectionneur des Bleus Jacques Santini, qui se refuse d’ordinaire à évoquer le Portugal, a concédé après la rencontre que les champions...