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Géorgie Le mouvement anti-Chevardnadze gagne les régions de province

Accentuant leur pression sur le président Edouard Chevardnadze pour obtenir sa démission, des manifestants de l’opposition géorgienne ont porté samedi leur mouvement en province au lendemain d’une série de rassemblements de masse à Tbilissi, la capitale.
Des militants ont annoncé des grèves dans les hôpitaux et les écoles de province après avoir organisé des manifestations visant à paralyser l’activité des administrations. À Tbilissi, des opposants s’apprêtaient à occuper la commission électorale centrale pour contester les résultats des législatives du 2 novembre, selon eux entachées d’irrégularités. La crise est suivie avec inquiétude par les pays occidentaux et la Russie. Une déstabilisation de la Géorgie risque en effet d’affecter tout le Sud-Caucase, région où est en cours de construction un oléoduc Caspienne-Méditerranée. Chevardnadze s’est engagé dans une offensive diplomatique pour obtenir le soutien de dirigeants étrangers.
Il a téléphoné deux fois au président russe Vladimir Poutine ces dernières 24 heures et Moscou a dit envisager d’entreprendre une médiation pour tenter de désamorcer la crise. Au cours de la nuit, le bloc d’opposition dirigé par Mikhaïl Saakachvili a renvoyé ses militants chez eux après les rassemblements auxquels avaient participé près de 20 000 personnes dans la capitale pour réclamer le départ de Chevardnadze, accusé de corruption, de mauvaise gestion et de fraude électorale. Préconisant la désobéissance civile, Saakachvili a exhorté les policiers à cesser le travail et les soldats à désobéir aux « ordres illégaux » de leur commandant en chef. Il a annoncé que des manifestations de masse reprendraient aujourd’hui.
Dans l’ouest du pays, le personnel de l’hôpital de Zougdidi observait une grève de deux heures et les écoles d’Abacha ont annoncé des arrêts de travail à partir de la semaine prochaine, a rapporté la télévision. À Telavi, dans l’est, des manifestants ont exigé la démission du gouverneur régional. Mais les rues de la capitale avaient retrouvé le calme samedi. Chevardnadze, ancien ministre soviétique des Affaires étrangères au pouvoir depuis 1992 en Géorgie, a exclu de démissionner sous la pression de la rue. Après avoir été considéré comme le garant d’un retour à l’ordre dans son pays en proie à une guerre intérieure, il y est devenu impopulaire en raison d’un chômage persistant, de salaires impayés dans la fonction publique et de fréquentes coupures d’électricité. Son porte-parole, Kakha Imnadze, a indiqué vendredi soir qu’il laissait la porte ouverte à de nouveaux pourparlers en vue de surmonter la crise en cours.
Accentuant leur pression sur le président Edouard Chevardnadze pour obtenir sa démission, des manifestants de l’opposition géorgienne ont porté samedi leur mouvement en province au lendemain d’une série de rassemblements de masse à Tbilissi, la capitale.Des militants ont annoncé des grèves dans les hôpitaux et les écoles de province après avoir organisé des manifestations visant à paralyser l’activité des administrations. À Tbilissi, des opposants s’apprêtaient à occuper la commission électorale centrale pour contester les résultats des législatives du 2 novembre, selon eux entachées d’irrégularités. La crise est suivie avec inquiétude par les pays occidentaux et la Russie. Une déstabilisation de la Géorgie risque en effet d’affecter tout le Sud-Caucase, région où est en cours de construction un...