Federer a préservé ainsi ses minces chances de finir l’année en n° 1 mondial. Pour cela il devra gagner tous ses matchs et espérer que l’Américain Andy Roddick (n° 1) n’en gagne aucun et que Ferrero se contente d’une seule victoire dans ce tournoi de clôture de la saison doté de 3,7 millions de dollars. « Je ne sais même pas comment cela pourrait arriver. Andy ne doit pas perdre c’est bien ça ? Ca peut arriver. Il va affronter de bons joueurs. Mais les chances sont terriblement petites », a déclaré Federer.
Federer, dont c’était la première victoire sur Agassi en quatre rencontres, a passé 20 aces à l’Américain, auteur d’une cinquantaine de fautes. « C’est bien de battre au moins une fois dans sa carrière un tel joueur (8 tournois du grand chelem à son actif). Il vous fait toujours beaucoup courir et j’ai manqué beaucoup de coups droits, ça ne m’a pas facilité la tâche. Mais je savais que si je tenais, ça reviendrait », a déclaré le Suisse, vainqueur au terme d’un duel qui a duré deux heures et vingt-cinq minutes. Agassi, doyen à 33 ans de ce Masters, disputait son premier match sur le circuit ATP depuis sa défaite en demi-finale de l’US Open face à l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, le 6 septembre à Flushing Meadows. « J’ai raté deux balles de set dans le tie-break. C’est ce qui arrive quand on n’a pas joué depuis plusieurs mois. Le niveau du match était élevé. Je vais en tirer les leçons pour la suite, mais bien sûr je suis déçu », a déclaré l’heureux papa d’une petite Jaz, née le 3 octobre, de retour sur les courts.
Entrée tonitruante
L’Argentin David Nalbandian, qui n’a pas gagné un seul tournoi cette année, a fait une entrée tonitruante dans ce Masters en balayant en 67 minutes et deux sets l’Espagnol Juan Carlos Ferrero. Opportuniste, il a converti chacune des quatre balles de break en sa faveur. Le vainqueur des Internationaux de France, qui tente de devenir le premier Espagnol à finir l’année en position de n°1 mondial, a perdu ainsi de précieux points dans son duel à distance avec Roddick, qui devait disputer son premier match contre l’Espagnol Carlos Moya, et Federer. « Je n’ai pas bien joué. Je n’ai rien fait de bon. C’est la première fois que je joue aussi mal cette année », a reconnu l’Espagnol. « Je me sentais bien. Je n’étais pas à 100 % physiquement mais j’étais bien concentré et ma tactique était parfaite », a déclaré l’Argentin, handicapé depuis un mois par une tendinite au poignet gauche, mais qui avait déjà battu Ferrero lors de leur premier match, en 2002, sur terre battue, à Estoril (Portugal).
Tout reste cependant possible pour Ferrero.
Il peut d’ailleurs trouver matière à espérer dans son expérience des deux années précédentes aux Masters. À chaque fois, il avait perdu son premier match, avant d’accéder quand même en demi-finale (il y a deux ans) et en finale (l’année dernière).


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