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Aéronautique La magie du Concorde dans un musée allemand(PHOTO)

De temps à autre, le Musée des transports de Sinsheim, dans l’ouest de l’Allemagne, accorde une discrète autorisation ouvrant la porte à l’un des avions les plus célèbres du monde: bienvenue à bord du Concorde F-BVFB.
Acquis par le musée pour un euro symbolique, ce supersonique d’Air France n’est pas encore ouvert au public, à quelques exceptions près, notamment les familles des victimes du Concorde qui s’était écrasé le 25 juillet 2000, près de Paris.
Elles y viennent pour honorer la mémoire de leurs proches et « savent exactement sur quel siège de l’avion leurs proches étaient assis », observe Holger Hamann, technicien à Sinsheim. Les membres de ces familles « veulent s’asseoir eux-mêmes sur ces sièges, tranquillement. Une manière de faire cinq minutes de deuil », dit-il. L’appareil devrait être ouvert au public l’an prochain, probablement en mars, après la fin des travaux de transformation du musée, précise la porte-parole de l’établissement, Simone Lingner. Livré en juin en pièces détachées puis remonté, le supersonique stationne pour le moment à côté du musée.
L’intérieur de l’avion est très étroit : 2,4 mètres de large. Une rangée de deux sièges gris est située de chaque côté de l’allée centrale de l’appareil en cours de restauration. La moquette au sol a l’air sale et dégage une odeur de renfermé. On n’y trouve aucun des accessoires disponibles de nos jours dans la plupart des avions de ligne, tels des écrans de télévision.
Le cockpit, lui aussi très étroit, est un étalage d’interrupteurs électroniques, de boutons, leviers et manettes. La cuisine a été aménagée à l’arrière de l’appareil, afin de libérer davantage d’espace à l’entrée, pour les passagers.
Lorsque les travaux de restauration de l’appareil seront terminés, les sièges et le décor intérieur seront protégés par du plexiglas, afin d’éviter les rayures et de contrecarrer les visiteurs peu scrupuleux, les ceintures de sécurité portant le logo du Concorde étant très recherchées.
Durant l’hiver, le toit du musée sera rehaussé, les fondations seront renforcées et trois énormes piliers seront installés afin de supporter le poids de l’appareil.
Puis, à l’aide de grues, le Concorde sera placé lentement et délicatement avec une inclinaison de 15% vers le haut du nez de l’appareil. Il stationnera derrière un Tupolev Tu-44, le supersonique russe, pendant du Concorde durant la guerre froide.
Considéré comme l’une des plus grandes prouesses technologiques du XXe siècle, le Concorde a effectué son dernier vol le 24 octobre, après trois décennies de luxueux vols à une vitesse supérieure à la vitesse du son.
Air France et British Airways, les seules compagnies aériennes à avoir exploité le Concorde, ont décidé de tourner la page de l’oiseau géant en raison d’une baisse du nombre de passagers et de la forte augmentation des coûts de maintenance.
Sa fin a été précipitée par le crash du 25 juillet 2000, peu après le décollage de l’aéroport de Roissy, tuant les 109 passagers, presque tous des Allemands, et membres d’équipage.
Comme tous les autres Concorde, l’histoire de l’appareil exposé à Sinsheim est impressionnante: 4 791 vols à une vitesse allant jusqu’à Mach 2,02 depuis 1976 et des décollages à près de 400 km à l’heure pour un poids total de 185 tonnes, comprenant un maximum de 100 passagers.
D’autres exemplaires du Concorde ont déjà été livrés ou vont l’être pour être exposés à d’autres endroits, notamment au Bourget, près de Paris, et à Toulouse (sud-ouest de la France), mais aussi à Londres, Édimbourg en Écosse, et Manchester (nord de l’Angleterre). « C’est un symbole tellement prestigieux. C’est unique », juge Simone Lingner.
De temps à autre, le Musée des transports de Sinsheim, dans l’ouest de l’Allemagne, accorde une discrète autorisation ouvrant la porte à l’un des avions les plus célèbres du monde: bienvenue à bord du Concorde F-BVFB.Acquis par le musée pour un euro symbolique, ce supersonique d’Air France n’est pas encore ouvert au public, à quelques exceptions près, notamment les familles des victimes du Concorde qui s’était écrasé le 25 juillet 2000, près de Paris.Elles y viennent pour honorer la mémoire de leurs proches et « savent exactement sur quel siège de l’avion leurs proches étaient assis », observe Holger Hamann, technicien à Sinsheim. Les membres de ces familles « veulent s’asseoir eux-mêmes sur ces sièges, tranquillement. Une manière de faire cinq minutes de deuil », dit-il. L’appareil devrait...