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Une ville endeuillée en pleine nuit de ramadan

Des maisons en ruines, des habitants dans le désarroi : un complexe résidentiel de Ryad a été frappé par un attentat en pleine nuit de ramadan, le mois de jeûne musulman.
Vers minuit samedi, des coups de feu ont retenti dans le complexe al-Mouhaya, dans la banlieue ouest de Ryad. Une explosion a suivi, puis une deuxième. Des flammes ravagent les villas. Les résidents, en grande partie des expatriés originaires de pays arabes, tentent d’échapper au brasier, racontent des résidents. « Il n’y a pas moins de cent blessés et la majorité est des enfants », déclarait la directrice du complexe, Mme Hanadi al-Khandaqli, présente sur les lieux au moment de l’attentat.
L’attentat a été perpétré en pleine soirée de ramadan, généralement égayée par des fêtes de famille. Il a visé un complexe « formé de 200 villas, dont quatre sont occupées par des familles occidentales », parmi lesquelles « deux allemandes et une française », a ajouté Mme Khandaqli.
L’attaque a commencé par un pilonnage du site par des hommes armés, embusqués sur une colline qui surplombait le complexe, situé non loin du palais royal al-Yamama et d’un palais de Abdel Aziz ben Fahd, le dernier fils du souverain saoudien, selon des habitants.
Dans la foulée de ce pilonnage, une Jeep de la police saoudienne, apparemment volée, a réussi à tromper la vigilance pour pénétrer dans le complexe au milieu duquel elle a explosé, a indiqué le propriétaire de ce complexe, Mohammed Saleh al-Mouhaya.
Le complexe était pourtant entouré de strictes mesures de sécurité. « Une trentaine de membres de la garde nationale saoudienne étaient déployés dans le secteur », a dit M. Mouhaya. La Jeep, détruite par l’ampleur de la déflagration, gisait au milieu du complexe dont au moins cinq villas se sont effondrées. Un cratère de près de deux mètres de profondeur a été creusé dans le sol. « Le complexe a été (aussitôt) évacué et les blessés ont été transportés dans des hôpitaux », a indiqué Mme Khandaqli.
Plusieurs heures après l’attentat, des sauveteurs continuaient à fouiller encore les décombres calcinés à la recherche d’éventuelles victimes.
Les forces de sécurité bouclent le secteur. Une centaine de véhicules de la police, des secouristes et de la Défense civile se trouvaient sur les lieux. Dans des hôpitaux de Ryad, où ils ont été évacués, des blessés hurlent de douleur. Alités et ensanglantés, ils sont pris en charge par un personnel médical, semblant parfois dépassé, selon les images de la télévision saoudienne.
Des maisons en ruines, des habitants dans le désarroi : un complexe résidentiel de Ryad a été frappé par un attentat en pleine nuit de ramadan, le mois de jeûne musulman.Vers minuit samedi, des coups de feu ont retenti dans le complexe al-Mouhaya, dans la banlieue ouest de Ryad. Une explosion a suivi, puis une deuxième. Des flammes ravagent les villas. Les résidents, en grande partie des expatriés originaires de pays arabes, tentent d’échapper au brasier, racontent des résidents. « Il n’y a pas moins de cent blessés et la majorité est des enfants », déclarait la directrice du complexe, Mme Hanadi al-Khandaqli, présente sur les lieux au moment de l’attentat.L’attentat a été perpétré en pleine soirée de ramadan, généralement égayée par des fêtes de famille. Il a visé un complexe « formé de 200 villas,...