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Géorgie Climat d’émeutes à Tbilissi, Chevardnadze appelle au calme

Le président géorgien Edouard Chevardnadze est intervenu hier soir à la télévision géorgienne afin d’appeler la population au calme, à la veille d’importantes manifestations annoncées par l’opposition dans la capitale Tbilissi pour réclamer sa démission, tandis que durant la journée, une cinquantaine d’hommes armés avaient attaqué hier à l’arme automatique un meeting de l’opposition en Géorgie.
Le président géorgien est intervenu hier soir à la télévision géorgienne appelant la population au calme. « J’appelle la population à éviter la confrontation, parce qu’il n’y a qu’un pas entre la confrontation et la guerre civile », a déclaré le président Chevardnadze, visiblement sous le coup de l’émotion, dans une allocution inopinée.
« Je n’ai pas peur des gens qui viendront à Tbilissi. Je suis prêt à les rencontrer et à parler de toutes les questions. Je suis prêt au dialogue », a-t-il ajouté dans un discours prononcé sans notes.
« Je crois que tout devrait se passer dans le cadre de la loi », a-t-il dit, reconnaissant le mécontentement de la population, face à un scrutin marqué par les fraudes selon l’opposition. un problème qui devrait être résolu par la voie des tribunaux, et non être traité par les hommes politiques selon lui.
Par ailleurs, une cinquantaine d’hommes armés ont attaqué hier à l’arme automatique un meeting de l’opposition en Géorgie, faisant au moins un blessé, alors que la situation restait très tendue dans cette ancienne république soviétique du Caucase où l’on attend toujours le résultat définitif des législatives de dimanche.
Les assaillants armés, habillés en civil mais dont certains portaient des masques, ont fait irruption dans un stade de Zougdidi (Ouest) où étaient rassemblés des centaines de partisans du Mouvement national de Mikhaïl Saakachvili. Les images télévisées ont montré une femme blessée au pied en train d’être évacuée.
M. Saakachvili, qui n’était pas encore sur les lieux, a dénoncé une tentative d’assassinat le visant, allant même jusqu’à accuser le président géorgien Edouard Chevardnadze d’en être le commanditaire, et les assaillants d’être « des policiers ».
Mais la lumière n’a pas encore été faite sur l’identité des attaquants. Aucune grenade n’avait été utilisée par les assaillants, contrairement à ce qui avait été affirmé dans un premier temps. La Géorgie est secouée depuis dimanche par des manifestations de l’opposition, dont le Mouvement national, qualifié de « populiste de la droite radicale » par des observateurs, est le parti le plus virulent. La situation se tend de jour en jour, depuis les législatives de dimanche dont les résultats définitifs, défavorables à la coalition progouvernementale, se font toujours attendre. Selon les derniers résultats partiels annoncés vendredi, la coalition progouvernementale « Pour une nouvelle Géorgie », menée par le président Edouard Chevardnadze, remportait la première place avec 20,47 % des suffrages, suivie des différents partis d’opposition, aux relations conflictuelles, qui cumulent ensemble près de 70 % des voix.
Les forces progouvernementales détenaient plus de 40 % des sièges dans l’assemblée sortante.
L’opposition, notamment le Mouvement national, a exigé cette semaine la démission du président Edouard Chevardnadze, et dénoncé la fraude électorale lors du scrutin.
Nino Bourdjanadzé, la présidente du Parlement sortant et dirigeante du Bloc démocratique (opposition), arrivé en cinquième place avec 7,7 % des voix selon les derniers résultats partiels, a déclaré hier que son parti boycotterait le nouveau Parlement pour protester contre les fraudes.
« Nous n’avons pas l’intention d’entrer dans un Parlement où la majorité n’est pas celle qui a été choisie par le peuple », a-t-elle déclaré.
Le président géorgien Edouard Chevardnadze est intervenu hier soir à la télévision géorgienne afin d’appeler la population au calme, à la veille d’importantes manifestations annoncées par l’opposition dans la capitale Tbilissi pour réclamer sa démission, tandis que durant la journée, une cinquantaine d’hommes armés avaient attaqué hier à l’arme automatique un meeting de l’opposition en Géorgie.Le président géorgien est intervenu hier soir à la télévision géorgienne appelant la population au calme. « J’appelle la population à éviter la confrontation, parce qu’il n’y a qu’un pas entre la confrontation et la guerre civile », a déclaré le président Chevardnadze, visiblement sous le coup de l’émotion, dans une allocution inopinée.« Je n’ai pas peur des gens qui viendront à Tbilissi. Je...