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L’UE désavoue le soutien appuyé de Berlusconi au président russe

La Commission européenne a désavoué hier le chef du gouvernement italien sur la Tchétchénie et l’affaire Ioukos, se disant en désaccord avec les positions exprimées la veille par Silvio Berlusconi qui s’était livré à une défense appuyée du président russe Vladimir Poutine. « Nous ne partageons pas l’avis du Premier ministre Berlusconi lorsqu’il s’agit de la situation de Ioukos ni non plus de la situation actuelle ou passée en Tchétchénie », a déclaré le porte-parole de la Commission européenne Reijo Kemppinen, en qualifiant les propos du président du Conseil italien de « remarques personnelles ».
L’affaire Ioukos « soulève des préoccupations », a poursuivi le porte-parole, en évoquant l’intervention jeudi à Rome du président de la Commission européenne, Romano Prodi, devant le président russe, à l’occasion du sommet UE-Russie.
Romano Prodi a relevé devant le président russe que « même si l’affaire Ioukos (...) pouvait être considérée comme une affaire judiciaire intérieure à la Russie, cela a aussi des implications plus larges ».
L’application d’une loi doit être « impartiale et sans préjudice », a ajouté le président de la Commission européenne, cité par son porte-parole. Il faisait allusion à l’incarcération, depuis deux semaines, de l’ex-dirigeant de Ioukos, Mikhaïl Khodorkovski.
En ce qui concerne la Tchétchénie, « nous continuons d’avoir les mêmes problèmes, c’est-à-dire de ne pas avoir suffisamment de garanties pour ceux qui font de l’aide humanitaire sur le terrain, qui n’ont pas accès aux réseaux radio ». La Russie et l’Union européenne ne sont pas parvenues à trouver une formule pour évoquer la situation en Tchétchénie dans la déclaration finale du sommet, a par ailleurs reconnu le porte-parole.
La Commission européenne a désavoué hier le chef du gouvernement italien sur la Tchétchénie et l’affaire Ioukos, se disant en désaccord avec les positions exprimées la veille par Silvio Berlusconi qui s’était livré à une défense appuyée du président russe Vladimir Poutine. « Nous ne partageons pas l’avis du Premier ministre Berlusconi lorsqu’il s’agit de la situation de Ioukos ni non plus de la situation actuelle ou passée en Tchétchénie », a déclaré le porte-parole de la Commission européenne Reijo Kemppinen, en qualifiant les propos du président du Conseil italien de « remarques personnelles ».L’affaire Ioukos « soulève des préoccupations », a poursuivi le porte-parole, en évoquant l’intervention jeudi à Rome du président de la Commission européenne, Romano Prodi, devant le président...