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Un officier polonais et deux GI tués au cours de plusieurs attaques

Deux soldats américains et un officier polonais ont été tués jeudi au cours de plusieurs attaques en Irak, et le gouverneur de Najaf, qui avait décrété mercredi une grève générale des services publics afin de protester contre l’insécurité croissante, a annoncé sa démission.
L’officier polonais tué, un commandant de 44 ans, a été grièvement blessé au cou dans l’attaque de son convoi au sud de Bagdad et a succombé à ses blessures. Il est le premier militaire polonais tué depuis le déploiement d’un contingent de 2 350 soldats par la Pologne, qui commande 9 000 hommes dans le sud et le centre de l’Irak.
La Pologne « ne changera pas » pour autant sa stratégie en Irak, a déclaré le président Aleksander Kwasniewski, en déplorant la mort du militaire.
Du côté des victimes américaines, un soldat est mort jeudi quand son camion a heurté une mine près de la frontière avec la Syrie et un autre mercredi soir, alors que son convoi était la cible de roquettes antichar (RPG), au sud de Bagdad, une attaque dans laquelle deux soldats ont également été blessés.
Un interprète irakien de 30 ans au service des Américains a aussi été blessé jeudi par des tirs de roquettes Katioucha à un barrage près de Kirkouk.
À Najaf, ville sainte chiite au sud de Bagdad, le gouverneur Haïdar Mehdi Matar al-Mayyali, nommé fin juin par la coalition, a annoncé sa démission, affirmant ne pas jouir des prérogatives nécessaires pour mener à bien sa mission.
Cette décision intervient après une série de protestations suscitées par l’assassinat lundi d’un juge de Najaf qui enquêtait sur les anciens responsables du régime de Saddam Hussein. Des centaines de citoyens indignés ont défilé et réclamé le transfert des responsabilités de sécurité aux Irakiens. Mercredi, le gouverneur a décrété la grève illimitée. Les administrations publiques étaient effectivement fermées jeudi, à l’exception des hôpitaux, des écoles et de la police.
Poursuivant leur traque, les forces de la coalition ont arrêté en trois jours à Falloujah (ouest de Bagdad) trois généraux de l’ancienne armée irakienne, dont le frère d’un dignitaire figurant sur la liste des 55 anciens responsables recherchés, selon leurs familles et voisins.
Le général Hamed Sarhane, frère de Khamis Sarhane al-Mohammed – 54e sur la liste des 55 –, a été arrêté mercredi chez lui, avec son fils Mohammed, lieutenant des services de sécurité. Les deux autres généraux, Khamis Saleh et Ibrahim Adouane, ont été arrêtés, avec huit autres personnes, dans la nuit de dimanche à lundi lors de raids américains à leurs domiciles, selon leurs familles.
D’après les confidences d’un ancien haut responsable du régime baassiste recueillies par l’AFP, Saddam Hussein a échappé de peu aux bombardements contre une villa de Bagdad le 7 avril, dans le quartier al-Mansour : il s’y trouvait un quart d’heure plus tôt, pour une réunion avec ses proches collaborateurs, mais il a flairé la trahison en constatant que l’un d’entre eux n’était pas au rendez-vous.
Deux soldats américains et un officier polonais ont été tués jeudi au cours de plusieurs attaques en Irak, et le gouverneur de Najaf, qui avait décrété mercredi une grève générale des services publics afin de protester contre l’insécurité croissante, a annoncé sa démission.L’officier polonais tué, un commandant de 44 ans, a été grièvement blessé au cou dans l’attaque de son convoi au sud de Bagdad et a succombé à ses blessures. Il est le premier militaire polonais tué depuis le déploiement d’un contingent de 2 350 soldats par la Pologne, qui commande 9 000 hommes dans le sud et le centre de l’Irak.La Pologne « ne changera pas » pour autant sa stratégie en Irak, a déclaré le président Aleksander Kwasniewski, en déplorant la mort du militaire.Du côté des victimes américaines, un soldat est mort...