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Saadi Kadhafi, une passion sans bornes pour le ballon rond

Vice-président de la Fédération libyenne de football et président du comité de candidature libyen à l’organisation du Mondial 2010, Saadi Khadafi s’est brûlé les ailes à sa passion en étant contrôlé positif à la nandrolone alors qu’il n’a encore disputé aucun match officiel avec Pérouse.
Troisième fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Saadi, 30 ans, qui possède comme son père le grade de colonel dans l’armée et voue une passion sans bornes pour les artistes du ballon rond, a fait irruption dans la famille du football en s’appuyant sur une immense fortune.
En octobre 2002, le conseil d’administration de la Juventus Turin découvre cet actionnaire hors normes, international et patron du football libyen. Kadhafi entre dans le capital du club à hauteur de 7,50 % en tant que représentant de la société d’investissement libyenne Lafico (Libyan Arab Foreign Investment Company).
« La Juventus va nous aider à développer l’énorme potentiel de notre football, tant en ce qui concerne les équipements que la technologie », explique-t-il à l’époque. Début octobre, devenu joueur de Pérouse, Saadi a démissionné du conseil d’administration de la Juve où la Lafico reste représentée.

Avide de reconnaissance
Avide de reconnaissance, Kadhafi Junior a aussi pensé un temps briguer la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) en janvier 2004 avant d’y renoncer.
Il défend aussi avec des arguments sonnants et trébuchants la candidature libyenne pour le Mondial 2010 pour laquelle il se dit prêt à débourser 9 milliards de dollars. Une peccadille pour ce passionné qui, en avril dernier, s’est offert un match amical avec son équipe d’al-Ittihad contre le mythique FC Barcelone au Nou Camp pour 300 000 euros.
Car si l’homme aime tenir les rênes en tant qu’actionnaire ou président, il rêve surtout de terrain. Tombé amoureux des dribbles fulgurants de l’Argentin Diego Maradona lors du Mondial 1986, Saadi Kadhafi a toujours voulu séduire les foules à l’image de ses idoles. À coups de pétrodollars, il s’est attaché les services de professeurs prestigieux comme Ben Johnson, Carlo Bilardo ou Maradona lui-même.
En juin, Luciano Gaucci, l’excentrique président de Pérouse, le fait signer à Pérouse. Un rêve de gamin, même s’il n’a pas encore disputé le moindre match officiel en série A.
Jusqu’ici tout avait réussi à ce passionné de football, qui ne laissait personne indifférent, à l’image de sa dernière visite au siège de la Fifa à Zurich (Suisse) où il avait été accueilli par les plus hautes instances du football mondial lors de la présentation de la candidature libyenne.
Avant ce contrôle positif, Saadi Kadhafi n’avait qu’un regret, avoir vu Zidane quitter la Juventus. « En tant qu’Arabe et musulman, avait-il regretté, ce départ me déplaît. »
Vice-président de la Fédération libyenne de football et président du comité de candidature libyen à l’organisation du Mondial 2010, Saadi Khadafi s’est brûlé les ailes à sa passion en étant contrôlé positif à la nandrolone alors qu’il n’a encore disputé aucun match officiel avec Pérouse.Troisième fils du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, Saadi, 30 ans, qui possède comme son père le grade de colonel dans l’armée et voue une passion sans bornes pour les artistes du ballon rond, a fait irruption dans la famille du football en s’appuyant sur une immense fortune.En octobre 2002, le conseil d’administration de la Juventus Turin découvre cet actionnaire hors normes, international et patron du football libyen. Kadhafi entre dans le capital du club à hauteur de 7,50 % en tant que représentant de la société...