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Shirin Ebadi va assurer la défense dans l’affaire Kazemi

Le prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a accepté d’assurer la défense des droits de la famille de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, morte en détention en Iran, a-t-on appris hier auprès de l’un des membres de son association. « Shirin Ebadi a accepté la demande de la mère de Zahra Kazemi d’assurer la défense des droits de sa famille », a déclaré Mohammed Ali Dadkhah, porte-parole du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, association que dirige Shirin Ebadi. Mme Ebadi « a délégué une partie de ses pouvoirs à trois membres du Cercle, qui vont représenter la famille Kazemi au procès », a-t-il précisé, soulignant que « Shirin Ebadi supervisera le travail et pourra elle-même venir au procès le cas échéant ». Outre M. Dadkhah, les deux autres avocats sont Abdolfatah Soltani et Mohammed Seifzadeh, qui sont également membres du Cercle. « Nous avons demandé au juge de nous accorder un délai pour pouvoir étudier le dossier, mais je ne sais pas quand le procès va reprendre », a ajouté M. Dadkhah. Le procès de Mohammed Reza Aghdam Ahmadi, agent des services de renseignements iraniens accusé du meurtre de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, qui devait reprendre aujourd’hui, a été de nouveau reporté, avait indiqué plus tôt un responsable de la justice.
Par ailleurs, le rapporteur spécial de l’Onu pour la promotion et la protection de la liberté d’opinion et d’expression, Ambeyi Ligabo, est arrivé dans la nuit de lundi à mardi en Iran pour une visite qui doit durer jusqu’au 10 novembre, a indiqué un responsable de l’Onu à Téhéran. Durant cette visite, Ambeyi Ligabo aura des entretiens avec de hauts responsables du gouvernement iranien et des magistrats. « Il souhaite aussi rencontrer des représentants de la société civile, dont des représentants des médias et des universitaires », a indiqué l’Onu dans un communiqué. Il doit également rencontrer Shirin Ebadi.
« Il n’y a aucune restriction pour les rencontres, notamment pour rencontrer des prisonniers », a déclaré Mohammed Javad Laridjani, adjoint du chef de l’autorité judiciaire pour les affaires internationales, après avoir reçu M. Ligabo, selon l’agence officielle Irna. « Les missions des Nations unies rencontrent habituellement des journalistes célèbres emprisonnés ou anciennement détenus et cela s’est produit en France, en Inde ou en Chine (...) Chez nous, les critiques les plus dures viennent de ceux qui sont libres et non de ceux qui sont en prison, le fait que ces critiques puissent être dites est positif pour l’avenir du pays », a-t-il affirmé.
La tâche du rapporteur spécial est de s’informer sur des cas de discrimination, violence ou harcèlement contre des personnes, dont des professionnels de l’information, qui cherchent à exercer leur droit à la liberté d’expression, et de faire un rapport à la commission des Droits de l’homme de l’Onu.
Le prix Nobel de la paix 2003, Shirin Ebadi, a accepté d’assurer la défense des droits de la famille de la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi, morte en détention en Iran, a-t-on appris hier auprès de l’un des membres de son association. « Shirin Ebadi a accepté la demande de la mère de Zahra Kazemi d’assurer la défense des droits de sa famille », a déclaré Mohammed Ali Dadkhah, porte-parole du Cercle des défenseurs des droits de l’homme, association que dirige Shirin Ebadi. Mme Ebadi « a délégué une partie de ses pouvoirs à trois membres du Cercle, qui vont représenter la famille Kazemi au procès », a-t-il précisé, soulignant que « Shirin Ebadi supervisera le travail et pourra elle-même venir au procès le cas échéant ». Outre M. Dadkhah, les deux autres avocats sont Abdolfatah Soltani et...