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Moto-Dernière épreuve de la saison, dimanche Libération au Grand Prix de Valence

Le Grand Prix de la communauté de Valence, ultime des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003, dimanche, est appelé à libérer les acteurs de la catégorie MotoGP de l’hypothèque sur l’avenir imposée par l’Italien Valentino Rossi, qui devrait enfin annoncer sa future destination.
Après trois saisons passées chez Honda, à qui il a rapporté trois titres, le petit génie espiègle songe sérieusement à changer d’écurie. Il s’apprêterait, affirme-t-on de plus en plus dans le paddock, à rejoindre Yamaha, le concurrent le plus ancien, sinon le plus résolu, de la marque au logo ailé, ce que d’aucuns considèrent comme une pure trahison.
Honda a longtemps résisté à la montée des enchères lancées par le plus crédible des pilotes du plateau. Le plus grand constructeur du monde éprouvait un malin plaisir à donner à penser que son matériel permettait à quiconque d’être sacré champion du monde, un sentiment largement partagé par la plupart des observateurs.

Percée de Ducati
Mais la saison 2003 a vu l’émergence foudroyante de la marque italienne Ducati. Pour sa première année dans cette confrontation si relevée, la moto rouge pilotée par l’Italien Loris Capirossi et l’Australien Troy Bayliss a crevé l’écran, s’octroyant une victoire et plusieurs podiums qui la hissent au deuxième rang des marques.
Un tel progrès a inspiré un discours moins présomptueux à Honda. Ducati a réussi en partant d’une épure. En engageant Rossi, Yamaha se place dans l’obligation de construire une machine des plus performantes.
Et la marque aux trois diapasons, même si elle doit à tout prix repenser bon nombre d’éléments de son actuelle M1, offre les gages de sa déjà longue expérience. Elle sait construire des motos et dispose des moyens financiers, techniques et humains de mettre en piste pour 2004 une arme redoutable.
Intégrant ce nouvel élément de jugement, Honda a fait un effort pour poursuivre sa collaboration avec Rossi, qu’elle tient en tout état de cause sous contrat jusqu’au 31 décembre 2003. Les deux parties devraient indiquer dimanche soir si elles ont trouvé un terrain d’entente.

Rolfo déterminé
L’annonce de leur décision donnera le feu vert au jeu retardé des tranferts. Les pilotes à la recherche d’un contrat auront tout à gagner à se distinguer dimanche sur le circuit Ricardo Tormo.
Le sentiment de libération qui gagnera le plateau des MotoGP devrait également atteindre la catégorie des 250 cc, qui n’a pas encore désigné son champion. Le titre se jouera entre le Saint-Marinais Manuel Poggiali (Aprilia) et l’Italien Roberto Rolfo (Honda).
Les deux hommes sont séparés par sept points au classement général provisoire. Poggiali, auteur d’un bon début de saison, éprouve de réelles difficultés à l’achever et semble douter. Rolfo joue à la fois sur la constance, puisqu’il est le seul pilote à avoir marqué des points à chaque course, et sur une farouche détermination renforcée par sa brillante victoire, il y a quinze jours, au Grand Prix d’Australie.
La troisième place du podium final reste également à attribuer. Elle se jouera entre l’Espagnol Toni Elias, le mieux placé, le Français Randy de Puniet et un autre Ibère, Fonsi Nieto, tous trois sur Aprilia.
En 125 cc, le titre est acquis pour l’Espagnol Daniel Pedrosa (Honda) depuis le Grand Prix de Malaisie. Mais il s’est gravement blessé aux jambes en Australie et ne pourra savourer son triomphe, dimanche, qu’à bord d’une voiture décapotable qui le conduira dans son tour d’honneur.
Le Grand Prix de la communauté de Valence, ultime des seize épreuves du championnat du monde motocycliste 2003, dimanche, est appelé à libérer les acteurs de la catégorie MotoGP de l’hypothèque sur l’avenir imposée par l’Italien Valentino Rossi, qui devrait enfin annoncer sa future destination.Après trois saisons passées chez Honda, à qui il a rapporté trois titres, le petit génie espiègle songe sérieusement à changer d’écurie. Il s’apprêterait, affirme-t-on de plus en plus dans le paddock, à rejoindre Yamaha, le concurrent le plus ancien, sinon le plus résolu, de la marque au logo ailé, ce que d’aucuns considèrent comme une pure trahison.Honda a longtemps résisté à la montée des enchères lancées par le plus crédible des pilotes du plateau. Le plus grand constructeur du monde éprouvait un malin...