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Iran L’ultimatum sur le nucléaire expire aujourd’hui

L’ultimatum donné à l’Iran pour démontrer que son programme nucléaire est strictement civil et pas militaire expire aujourd’hui, et Téhéran encourt des sanctions internationales cet automne s’il ne peut convaincre l’Onu de sa bonne foi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui ne prévoit rien de particulier ce 31 octobre, va commencer à rédiger son rapport aux États membres sur le respect ou non par l’Iran de ses engagements en matière de non-prolifération. Mohammed el-Baradei, directeur général de l’AIEA, soumettra ce rapport le 20 novembre au conseil des gouverneurs, l’organe politique de l’AIEA. Si le rapport de M. el-Baradei ne blanchissait pas l’Iran, le conseil des gouverneurs pourrait saisir le conseil de sécurité des Nations unies. À charge pour ce dernier de décréter d’éventuelles sanctions internationales. Or la République islamique semble avoir pris l’initiative ces derniers temps. Dix jours avant l’échéance du 31, à l’occasion d’une visite sans précédent des ministres allemand, français et britannique des Affaires étrangères, l’Iran a affirmé accéder à toutes les exigences de l’AIEA. Il s’est engagé non seulement à signer le protocole additionnel, mais à l’appliquer sans attendre. Il a pris l’engagement de suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium et a souscrit à une « totale transparence » et à une « totale coopération » avec l’AIEA, dont les inspecteurs sont à nouveau cette semaine dans le pays. Enfin, et surtout, l’Iran a soumis le 23 octobre un rapport à l’agence de Vienne. Les diplomates à Vienne, siège de l’agence onusienne, étaient partagés hier sur l’attitude qu’adoptera au final la communauté internationale. Selon eux, Berlin, Londres et Paris – qui ont proposé une coopération nucléaire civile si Téhéran joue le jeu de la transparence – pourraient appuyer l’Iran au conseil des gouverneurs. Un autre diplomate rappelle la grande méfiance des États-Unis qui estiment que l’Iran a déjà violé les contrôles internationaux sur la non-prolifération en poursuivant l’enrichissement de l’uranium et qui rechercheront une condamnation.
L’ultimatum donné à l’Iran pour démontrer que son programme nucléaire est strictement civil et pas militaire expire aujourd’hui, et Téhéran encourt des sanctions internationales cet automne s’il ne peut convaincre l’Onu de sa bonne foi. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui ne prévoit rien de particulier ce 31 octobre, va commencer à rédiger son rapport aux États membres sur le respect ou non par l’Iran de ses engagements en matière de non-prolifération. Mohammed el-Baradei, directeur général de l’AIEA, soumettra ce rapport le 20 novembre au conseil des gouverneurs, l’organe politique de l’AIEA. Si le rapport de M. el-Baradei ne blanchissait pas l’Iran, le conseil des gouverneurs pourrait saisir le conseil de sécurité des Nations unies. À charge pour ce dernier de décréter...