Les Uruguayens sont partis dans un sens. Les Géorgiens dans l’autre. Sud-Américains et Caucasiens ont longuement goûté les applaudissements des 28 576 spectateurs présents, lors d’une parade fusionnelle.
Chaque équipe avait quelque chose à fêter. L’Uruguay célébrait son deuxième succès en Coupe du monde, après celui décroché face à l’Espagne en 1999, alors que les Géorgiens scellaient la fin de leur premier Mondial, conclu sans le moindre succès.
Pour son ultime match, la Géorgie a semblé manquer de souffle, quatre jours après avoir bien résisté à l’Afrique du Sud (défaite 46 à 19). Bousculés en mêlée fermée et sur les ballons portés, dominés en touche, les Géorgiens ont également été victimes du manque de réussite de leurs buteurs, notamment en première période où Paliko Jimsheladze rata deux pénalités relativement faciles.
Les Uruguayens, eux, ont profité de la moindre occasion pour marquer des points, grâce aux pieds des deux buteurs, Juan Menchaca et Diego Aguirre, et à trois essais bien construits.
L’ailier Alfonso Cardoso conclut d’abord en bout de ligne une attaque ponctuée par un pilonnage en règle de la ligne géorgienne (24e). Puis le talonneur Diego Lamelas fut déposé derrière la ligne, à la suite d’une conquête en touche du n° 8 Diego Capo, et d’un maul dévastateur (59e).
L’Uruguay a assuré sa victoire dans les arrêts de jeu grâce au deuxième ligne remplaçant Nicolas Brignoni, à la conclusion d’une belle percée du centre Diego Aguirre (80+6e).
Balayés par l’Afrique du Sud (72-6) puis par le Samoa (60-6) lors des deux premiers matches, les Uruguayens se sont réunis en cercle joyeux à l’issue de leur tour d’honneur.
Sûrement pour se promettre, les yeux dans les yeux, de ne rien lâcher lors de leur quatrième et dernier rendez-vous, face à l’Angleterre dimanche à Brisbane.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine